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Pour certains, le mini-golf est un loisir, pour d’autre un sport, mais pour Carl Carmoni, c’est sa vie. Entrevue en 18 questions pour un expert des 18 trous!

Rencontre avec un joueur de mini-golf en 18 questions (3\3)

durée 16h13
7 septembre 2015
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Troisième et dernière partie de l'entrevue avec Carl Carmoni.

13-) Avez-vous déjà pensé à vous ouvrir un mini-golf?

Jamais, malgré le fait que j’ai reçu quelques offres. De 1970 à 1973, j’étais trop jeune, j’avais 17 ans. Après 1974, ça été la débandade du mini-golf. Des 125 mini-golfs qui avaient ouverts leurs portes au Québec, 15 étaient encore en affaires! En 1986, il y a un regain au sein de ce sport et plusieurs mini-golfs ont ouverts leurs portes.

Aujourd’hui, je t’avoue que je pourrais y penser, mais je ne crois pas trop au retour sur investissement possible. Les gens ne s’intéressent plus à ce sport, ils préfèrent être devant leurs écrans.

14-) Avez-vous pris des cours pour améliorer votre jeu ou si vous avez appris sur le tas?

J’ai appris par moi-même. J’avais déjà des notions de « putting » puisque je jouais au golf. Mais le mini-golf est plus technique et complexe. J’ai pratiqué beaucoup et je prenais des notes. Avant d’être à l’aise sur un terrain, il faut entre 20 h et 30h de pratique pour le jouer à un niveau compétitif. Sur les mini-golf authentiques, tous les trous sont pareils, mais les inclinaisons et les angles sont différents. Le mini-golf est un sport de vitesse et de directions!

15-) Qu’est-ce qui selon vous explique la popularité à la baisse des mini-golfs au Québec?

En 1973, le déclin s’explique par deux facteurs : le retrait de la commandite de Export A et l’arrêt de la diffusion des parties à la télé. Il y a eu aussi la construction de plusieurs mini-golfs indépendants autour de ceux existants. Ça a saturé le marché et causé la fermeture de plusieurs d’entre eux.

En 1993, la même chose s’est produite. Les Rigolfeurs sont apparus et ils ont resaturés le marché. Depuis 2005, c’est le statu quo. Il y a eu l’apparition de quelque « putting edge » intérieurs, mais ils ne nuisent pas à ceux qui sont dehors.

16-) Avez-vous déjà signé des autographes en raison de votre popularité?

J’en signe encore tous les jours! Mais aujourd’hui, j’essaie de le faire au profit d’organisme communautaire. Quelque fois dans l’année, je participe à des activités nommées « Défier le pro » qui se tiennent un peu partout au Québec.

Celles-ci consistent à faire payer 2 $ aux gens intéressés à m’affronter sur un trou crée  pour l’occasion. J’offre aussi la possibilité de prendre des photos avec moi pour 1 $ et d’avoir un autographe aussi pour 1 $.  Tous les profits amassés lors de ces évènements sont remis à des œuvres caritatives.

J’organise aussi des tournois au profit d’œuvres de charité. Il suffit de me contacter par Facebook ou sur mon site web www.mini-putt.net pour en apprendre plus sur le sujet.

17-) Pourquoi vous préférez le mini-golf à n’importe quel autre sport?

Parce que ce n’est pas un sport violent (rires). Dans ma jeunesse, j’ai subi une commotion cérébrale en jouant au hockey et ça a un peu mis un terme à ma carrière même si je n’avais pas le talent pour aller plus loin.

J’y ai rencontré mon épouse et c’est devenu notre sport de couple. On était bons dès le départ alors on a persisté et on gagnait bien notre vie. En 1970, on pouvait se faire entre 3 300 $ et 3 500 $ par an en travaillant du lundi au vendredi. Nous on pouvait gagner entre 5 000 et 7 000$ par an.

18-) Êtes-vous encore actif sur les terrains de mini-putt?

Oui. Pendant l’été, j’organise au moins 20 tournois alors ils me tiennent actifs. J’ai remis en circulation les trophées que j’ai remporté à l’époque ce qui signifie que les gens peuvent les gagner. Tous les résultats de mes tournois sont publiés sur mon site Internet www.mini-putt.net. 

Marie-Claude Pilon, journaliste

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