Aide à la recherche de logement
Besoins pressants en logement: la stratégie du gouvernement à court terme

Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local
La date fatidique du 1ᵉʳ juillet approche à pas de géant et pour des familles de la région toujours en recherche de logement, il n'y a rien de plus anxiogène et de pressant. En conférence de presse le 29 juin à Saint-Lazare, la première ministre du Québec Christine Fréchette a admis vouloir en faire plus pour ses gens pris au dépourvu.
En partenariat avec le gouvernement fédéral, des partenaires du milieu communautaire et Desjardins, la CAQ en a surtout profité pour annoncer la construction de 45 nouveaux logements abordables à Saint-Lazare. Il s'agit là du deuxième projet porté par Toit d'Abord dans Vaudreuil-Soulanges.
Depuis 2018, le gouvernement dit avoir investi 11,6 milliards de dollars en habitation, et affirme travailler sur trois fronts simultanément : augmentation de l'offre, rénovation du parc immobilier existant et aide directe aux personnes.
Mettre en place un filet d'urgence
Pour répondre à la problématique concernant la vague de déménagements prévue à ce moment-ci de la période estivale, le gouvernement a prévu 7,7 millions de dollars dans le budget 2026-2027, dont 2,6 millions ciblés spécifiquement pour la période du 1ᵉʳ juillet.
Ces sommes transitent notamment par les services d'aide à la recherche de logements (SARL) toujours très actifs. Les SARL, gérées par les offices régionaux d'habitation (ORH), sont présentes dans une quarantaine de régions à travers la province. Concrètement, les personnes qui contactent leur service local peuvent obtenir du soutien pour la recherche de logement, l'hébergement temporaire, l'entreposage de biens ou encore la médiation avec un propriétaire. L'an dernier, ce service a traité plus de 16 000 demandes, avec un taux de résolution de 98 %.
« Ce qui arrive aussi, c'est que des fois les gens se disent qu'ils vont y arriver par eux-mêmes et malheureusement, le temps passe assez rapidement. C'est pour ça qu'il ne faut pas hésiter à contacter [l'ORH] », soutient la ministre responsable de l'Habitation, Karine Boivin Roy. Celle-ci estime que la prise en charge des appelants se fait assez rapidement.
La région n'échappe pas à la crise.
Dans Vaudreuil-Soulanges, l'annonce de 45 logements abordables à Saint-Lazare a été accueillie positivement, mais rappelons que ce nombre représente à peine les besoins réels du secteur. À l'échelle de la communauté métropolitaine de Montréal (CMM), par exemple, il manque encore près de 75 000 logements abordables ou sociaux.
Cette situation est d'autant plus critique et visible en pleine période de déménagement.
Les ORH auront beau naviguer cette crise à court terme, les besoins sont déjà imposants et sont appelés à se multiplier au cours des années subséquentes. Surtout considérant qu'en plus de bâtir plus de logements, il est essentiel de maintenir les infrastructures existantes afin de ne pas cumuler de retard.
En ce sens, Mme Fréchette et Mme Boivin Roy ont appelé à redoubler d'efforts collectivement et à garder une certaine collaboration entre les différents acteurs locaux, provinciaux et fédéraux.
Pour Michel Proulx, président de Toit d'Abord Habitations abordables Vaudreuil-Soulanges et maire de la municipalité des Cèdres, ce travail collaboratif est « l'une des plus belles avenues qu'on peut avoir. Le privé et le public qui se mettent ensemble, en plus de Desjardins qui nous appuient : je pense qu'on ne peut pas avoir meilleure organisation que ça », a confié M. Proulx à Néomédia.
Sans pouvoir en dévoiler davantage sur les prochains projets de Toit d'abord, le président de l'organisme a assuré que certains sites vaudreuil-soulangeois étaient déjà à l'étude et que des annonces seraient faites dans les prochaines années, voire les prochains mois.
À lire également:
