Pour offrir du répit aux familles
Un nouveau pavillon jeunesse aménagé au Camp Bosco

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste
Grâce à un ensemble de partenaires évoluant dans la sphère des soins de santé et des services sociaux, le Camp Bosco a renoué avec sa mission première. Si, dès sa fondation, dans les années 1940, l'endroit accueillait des jeunes et leurs familles pour un séjour de ressourcement, en 2026, c'est presque la même chose.
En effet, un nouveau pavillon érigé à quelques pas des locaux de la Fondation des ressources alternatives du Sud-Ouest (FRAS), permet désormais l'accueil de 28 jeunes, âgés entre 6 et 17 ans, présentant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou des troubles complexes du comportement.
Le projet, qui a pris forme en trois ans, représente un investissement de 7,2 millions $ du gouvernement du Québec. C'est le vendredi 26 juin à 10 h 30 que Santé Québec Montérégie-Ouest procédait à son inauguration en présence du ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte contre l’itinérance, Lionel Carmant. Ce dernier était aux côtés de la députée de Soulanges et adjointe parlementaire de M. Carmant, Marilyne Picard et du député de Beauharnois, Claude Reid.
Implanté sur le site du Camp Bosco, le pavillon s’inscrit dans un environnement plus large qui comprend également des activités communautaires, contribuant à créer un milieu de vie intégré
pour les jeunes et leurs proches.
« Trop souvent après un passage à l'urgence, les jeunes qui sont hébergés ici étaient envoyés dans un centre jeunesse géré par la DPJ. Ici, ils ont accès à un environnement spécialisé pour eux et qui visera à les faire réintégrer leur domicile d'origine au bout du processus. Au maximum, ils peuvent rester au pavillon jeunesse pendant deux ans et obtenir de l'accompagnement spécialisé à leur condition de professionnels qui sont habitués à côtoyer ce type de clientèle. Merci à la FRAS d'être partenaire de ce projet. On a besoin de vous et je vous assure qu'on va travailler pour vous faciliter la tâche. Merci également à la Fondation de l'Hôpital du Suroît et à Santé Québec Montérégie-Ouest qui sont aussi des partenaires du projet », précisait M. Carmant.
Pour les intervenants impliqués dans le dossier, cette initiative vient renforcer l’offre de services spécialisés dans la région, notamment en permettant à davantage de jeunes de recevoir des services près de leur famille et de leur communauté. « Nous n'inaugurons pas seulement un pavillon jeunesse, nous inaugurons un milieu de vie pour des jeunes présentant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou des troubles complexes du comportement. C'est un lieu adapté pour eux, sécuritaire, humain et surtout qui respecte leur rythme naturel. La végétation est très présente sur le site, ce qui contribue sans doute au bien-être des jeunes qui y résident. En tant que parents, on veut toujours ce qu'il y a de mieux pour nos enfants et c'est un endroit comme ça», ajoutait Mme Picard.
Pour Claude Reid, ce projet est la définition même du travail d'équipe. « Il prouve qu'on peut mettre en place des solutions adaptées à notre population où les jeunes qui y sont hébergés pourront grandir, s'épanouir et envisager l'avenir avec confiance. L’ouverture de ce pavillon vient renforcer de façon tangible l’offre de services pour les jeunes et leurs familles dans la région. C’est un projet qui répond à des besoins bien réels, et qui s’appuie sur l’engagement de partenaires locaux. En travaillant ensemble, on arrive à mettre en place des solutions concrètes qui ont un impact direct dans la vie des gens. »
Pour le président-directeur-général de Santé Québec Montérégie-Ouest, Dominique Pilon, le pavillon jeunesse est une démonstration de la volonté de l'organisation « à poursuivre ses efforts pour le développement des jeunes usagers de ces milieux de transition. Avec le Pavillon jeunesse, on change concrètement la façon dont on accompagne les jeunes les plus vulnérables. C’est un virage majeur pour notre organisation et un choix clair d’investir dans des solutions plus humaines, plus efficaces et qui font une réelle différence dans la vie des jeunes. Ce projet illustre ce que nous pouvons accomplir lorsque nous alignons notre vision, nos pratiques et nos partenaires autour d’un même objectif : offrir des milieux de vie et des services
réellement adaptés aux trajectoires des jeunes et de leurs familles. »
De son côté, le président de la FRAS, Patrick Forcier, s'est réjoui de voir le projet après trois ans de travail. « C'est une belle réussite qui découle d'une collaboration exceptionnelle entre différents acteurs. C'est un lieu d'espoir et rempli de possibilités pour les jeunes et leurs familles.»
Enfin, la Fondation de l'Hôpital du Suroît, via son vice-président Eric Besner, a confirmé avoir investi plus de 500 000 $ dans le pavillon jeunesse. « La somme a entre autres servi à meubler les chambres et la salle multifonctionnelle, en plus de permettre l'achat d'un système de son, de divers jeux d'intérieur et d'une mini-fourgonnette pour permettre aux jeunes usagers de se déplacer plus facilement.»
