L’importance de soutenir les producteurs locaux
Cultiver son autonomie alimentaire
Dans le contexte actuel, marqué par la guerre, les chocs énergétiques, l'insécurité et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, notamment en raison du blocage du détroit d’Ormuz, la sécurité alimentaire se présente comme un enjeu important.
Déjà, le prix du gaz à la pompe augmente et plusieurs experts craignent une hausse non négligeable des prix des aliments importés. Ceci dit, les produits qui viennent du Canada et même du Québec risquent de devenir plus chers au cours des prochains mois.
Dans ces circonstances, il devient d’autant plus important de poursuivre et de renforcer le soutien à nos producteurs, transformateurs et commerçants locaux. « En privilégiant l’achat local, nous contribuons à développer et à consolider des circuits courts, moins énergivores et plus résilients. L’achat local soutient non seulement notre secteur agricole, mais également notre économie, notre environnement et la vitalité de nos communautés », exprime Lorraine Caron, conseillère du district 6 à Saint-Lazare.
Renforcer son autonomie alimentaire grâce à des actions concrètes :
Il existe plusieurs alternatives à acheter des produits et des aliments en épicerie. Par exemple, aménager un potager à domicile ou participer à un jardin communautaire peut être une bonne manière de s'approvisionner en fruits et légumes frais. Parlant d'approvisionnement, on conseille de se procurer ses produits directement auprès des fermes locales. Souvent, il est possible de s’abonner à des paniers bio offerts par les fermiers de la région.
Dans Vaudreuil-Soulanges, on peut aussi adhérer au marché écolocal de la CSUR, fréquenter les marchés publics et les commerces de proximité. Finalement, il faut privilégier les aliments du Québec lors des achats en supermarché.
En plus d’encourager des initiatives régionales et de développer l'économie locale, participer à ce genre de pratique améliore souvent la diète. Les aliments sont souvent plus frais, biologiques et ont un impact moindre sur l’environnement.
Détrompez-vous si vous pensez que ces produits sont nécessairement plus chers, surtout dans le contexte actuel. « Ces idées préconçues du "bio et local sont plus chers" font mal à l'image des producteurs locaux », souligne Eric Bélanger Laflamme de la ferme Les Petites Écores.

