Hausse généralisée
Coûts en infrastructures : VD fait le même constat que l'UMQ
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a mené une charge récemment contre certaines nouvelles exigences gouvernementales. Selon le regroupement, ces mesures ont des impacts directs sur le coût des infrastructures municipales. L'administration de la Ville de Vaudreuil-Dorion arrive au même constat.
En résumé, l'UMQ déplore l’augmentation des exigences gouvernementales au cours des dix dernières années a entraîne des coûts supplémentaires estimés entre 900 M$ et 1,5 G$ à la grandeur du Québec. Plus concrètement, entre 2015 et 2025, le coût de construction d’un kilomètre d’aqueduc a augmenté de 88 %, dont 40 % attribuables aux exigences réglementaires additionnelles. Ces données ont été acquises grâce à une étude commandée à la firme Raymond Chabot Grant Thornton.
« Cette étude confirme ce que les municipalités constatent sur le terrain : les coûts de construction explosent et une part importante de cette hausse découle des exigences réglementaires. Il est impératif de revoir et simplifier ces normes pour permettre aux municipalités de réaliser leurs projets à des coûts soutenables pour les contribuables. Nous lançons un appel clair au gouvernement du Québec : travaillons ensemble, avec le secteur de la construction, pour trouver des solutions concrètes. C’est la pérennité de nos infrastructures et la qualité des services essentiels à la population qui sont en jeu », a déclaré Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.
Des impacts directs
En plus d'être la plus grosse ville de la région de Vaudreuil-Soulanges, Vaudreuil-Dorion investi de manière importante dans ses infrastructures. Ses fonctionnaires sont donc à même de témoigner de la réalité sur le terrain. Pour Christine Ouimet, directrice du Service du génie et de l’environnement à Vaudreuil-Dorion, la réglementation a un impact direct sur le coût des projets qu'elle chapeaute. L'ingénieure explique : « Le respect de ces nouvelles réglementations peut entraîner des coûts supplémentaires dans le cadre de certains projets. À titre d’exemple, pour le projet de réaménagement du boulevard de la Cité-des-Jeunes, on estime à près de 1 M$ les coûts additionnels nécessaires afin de se conformer aux normes de rétention des eaux pluviales. »
Mélissa Côté, la directrice générale adjointe de la Ville, a salué le travail approfondi fait par l'UMQ qui fournit des données probantes.
