Qu'advient-il d'un drapeau détérioré?
Un drapeau et son protocole
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Il existe une formule éculée : « les villes sont une créatures du gouvernement du Québec ». En cette qualité d'institutions tributaires d'un gouvernement supérieur, les municipalités sont soumises à plusieurs obligations. Le protocole entourant le fleurdelysé en fait partie.
La photo qui accompagne le texte montre le drapeau du Québec flottant au-dessus du 420, avenue Saint-Charles à Vaudreuil-Dorion, un bâtiment municipal, le 29 janvier dernier. Les fins observateurs constateront que le drapeau national était en piteux état.
Or, selon les règles générales d'utilisation du drapeau, « il faut déployer le drapeau du Québec de manière à faire honneur à son statut de symbole du pays, de la nation ou de la communauté.». Ainsi, un drapeau endommagé doit être remplacé par un nouveau en parfait état.
Respecter le drapeau
Une procédure précise est établie pour le remplacement du drapeau. En effet, les règles générales stipulent que le «[drapeau] doit être traité avec le plus grand respect et il ne doit jamais toucher le sol, être souillé, lacéré ou délavé. Il doit être manipulé avec délicatesse et doit être installé sur une hampe (un support de drapeau).»
Qui plus est, un drapeau endommagé ne doit pas être simplement être jeté. L'organisme, la municipalité ou le particulier qui le fait flotter doit le détruire selon les procédés suivants: soit brûlé de façon digne, sans cérémonie et sans attirer l’attention sur ce geste, soit taillé en bandes de façon respectueuse et envoyé pour recyclage, les retailles ne pouvant pas être réutilisées.
Dans le cas d'une municipalité, elle peut se procurer un nouveau drapeau en communicant avec l'Assemblée nationale.
La Ville de Vaudreuil-Dorion diffuse en ligne sa politique relative au drapeau. Cette politique, soulignons-le, est alignée sur les obligations provinciales. Par ailleurs, des employés de la Ville ont procédé au remplacement du drapeau en piètre état à peine quelques heures après que le Service des communications ait été avisé de l'entorse au protocole.
