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Un conflit qui affecte autant le personnel que la clientèle

L’hôpital vétérinaire de Vaudreuil en conflit de travail

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29 août 2025
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Maxim Ouellet
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Par Maxim Ouellet, Journaliste

Les conditions de travail vont de mal en pis pour les employées de quelques cliniques vétérinaires dans la région de Vaudreuil-Soulanges depuis leur acquisition par le groupe Daubigny. Malheureusement, cela entraîne des répercussions sur le service à la clientèle.

L’enjeu ne toucherait pas seulement l'hôpital vétérinaire de Vaudreuil, qui serait néanmoins la seule à s’être syndiquée, mais aussi ceux de Saint-Lazare et de Hudson. Le problème se serait donc généralisé à toutes les cliniques appartenant à Daubigny. Des clients de l’ouest de l’île de Montréal se sont plaints des mêmes ennuis.

Cibler les enjeux

Selon le syndicat qui représente les vétérinaires et les employés de soutien de l'hôpital vétérinaire de Vaudreuil depuis le début de l’été, le groupe Daubigny aurait augmenté les frais de soins pour les clients sans que ça se traduise en de meilleures conditions de travail ou des augmentations salariales.

Au contraire, on réduit les heures d’ouverture, des postes sont coupés ou jamais remplacés et surtout, la direction ne répond pas aux appels de détresse ont fait comprendre à Néomédia des employés.

« Effectivement, on observe une tendance générale chez les cliniques appartenant au groupe Daubigny : il y a plusieurs enjeux salariaux et de charte de travail », explique Kathrin Peter, vice-présidente à la fédération des professionnels du syndicat CSN.

En fait, Mme Peter cible trois problématiques majeures : 

- les écarts salariaux d’une clinique à l’autre ainsi que la rémunération parfois arbitraire au sein d’un même hôpital ;

- le matériel désuet pour assurer la sécurité du personnel en poste ;

- la charge de travail inadéquate en raison du manque de personnel.

Des conditions de travail plus difficiles

Le problème est palpable et même les quelques employés sur place à Vaudreuil en témoignent : « On est passées de sept techniciennes à une seule, on perd des gens et notre employeur ne les remplace pas », raconte une réceptionniste complètement débordée.

Les gestionnaires sont aussi absents, ce qui force les autres à assumer cette responsabilité et à écoper pour les mauvaises décisions du groupe Daubigny.

Ainsi, les vétérinaires doivent parfois assumer le rôle des techniciens, tandis que ces derniers se retrouvent à prêter main-forte à la réception lorsque l’affluence devient trop importante. 

Le syndicat n’a pas encore entrepris de négociations avec les employeurs, mais Mme Peter ose espérer qu’elles débuteront bientôt et que les choses iront pour le mieux.

« Moins de points de services, moins de personnel, moins de ressources pour soigner nos animaux adorés. Tout au nom d'une augmentation de profits pour le groupe Daubigny », estime Suzannah Nicholson, une cliente de l'hôpital vétérinaire de Vaudreuil. C'est elle qui nous a contacté pour révéler le problème au gout du jour.

CBC News avait en effet révélé au début de l’année 2025 que les corporations de cliniques vétérinaires faisaient grimper les prix à travers le pays. En faisant l'acquisition de plusieurs centres de soin pour animaux dans la région, Daubigny s’assure de mettre fin au prix concurrentiel.

Des clients de moins en moins satisfaits

« Je ne suis pas fâchée contre les vétérinaires, mais plutôt contre la direction », témoigne Mme Nicholson. « C’est un véritable problème s’il y a moins de personnel, les listes d’attentes sont de plus en plus longues et que fait-on s’il y a une urgence ? », ajoute-t-elle. 

Mme Nicholson a ouvert un dialogue en ligne sur l’application NextDoor et plusieurs personnes de la région ont déclaré avoir vécu des situations semblables. L’un d’eux a remarqué un énorme changement dans les soins apportés à son animal après la prise de contrôle par l’entreprise de la clinique Saint-Lazare. Il évite maintenant d’amener son animal de compagnie dans une clinique incorporée. 

« La clinique à laquelle nous allions a été vendue au groupe Daubigny et notre compte a été déplacé sans même qu’une seule personne nous téléphone pour nous avertir du changement. […] J'ai trouvé leur approche très impersonnelle et depuis nous allons à la clinique vétérinaire du Vieux Dorion », relate Colin Bret sous la publication de Suzannah Nicholson.

Kathrin Peter dit comprendre les clients d’être fâchés : « les soins pour leurs animaux leur coûtent plus cher, mais ils ne sont pas nécessairement meilleurs », indique-t-elle.

Plus de détails suivront.

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