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Émilie Croteau est thérapeute du sport dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec

Une Polycarpienne qui n'a pas peur de briser les barrières

durée 18h00
7 mars 2023
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars prochain, Néomédia a décidé de mettre en lumière des membres de la gent féminine qui se démarquent au quotidien. Que ce soit sur le plan personnel ou professionnel, ces femmes méritent d’être propulsées sous les projecteurs à l’aube de cette journée importante. Entrevue avec Émilie Croteau.

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La jeune femme native de Saint-Polycarpe est l’une des huit sur 18 à occuper le poste de thérapeute du sport dans la Ligue de hockey Junior majeur du Québec avec les Voltigeurs de Drummondville.

Dans l’ensemble de la province, on compte 500 personnes qui pratiquent cette profession au sein de la Corporation des thérapeutes du sport du Québec.

« C’est l’une des ligues de sports où l’on retrouve le plus de femmes dans ce poste. Personnellement, j’ai découvert cette profession lorsque je pratiquais et que j’entrainais au biathlon. À l’époque, j’ai fait beaucoup de recherches sur les blessures. J’ai réalisé que ce métier pouvait me permettre de combiner mon amour pour le sport et la science en quelque sorte. On peut autant le pratiquer en clinique que sur le terrain auprès d’athlètes. J’ai été chanceuse de découvrir ce domaine d’études au bon moment dans ma vie », lance la Polycarpienne de naissance qui complètera bientôt sa première année avec l’équipe sportive du centre du Québec.

Avant de pouvoir se spécialiser dans le traitement des blessures sportives, Émilie a étudié pendant quatre ans à l’Université de Concordia en thérapie du sport.

Un autre rôle en parallèle à l’univers du sport

En plus de suivre son chemin dans l’univers sportif, Émilie a aussi opté pour un autre engagement en s’enrôlant comme réserviste dans les Forces armées canadiennes. « Je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à ce rôle dans les derniers mois, mais je voulais m’impliquer pour faire ma part et vivre cette expérience en mettant à profit mes compétences et mes connaissances médicales », résume celle qui a aussi travaillé au Centre Multisports André-Chagnon de Vaudreuil-Dorion pendant ses études universitaires.

Un quotidien bien occupé

Depuis son embauche avec les Voltigeurs de Drummondville, Émilie est la seule thérapeute de l’équipe. C’est donc elle qui traite les blessures des joueurs âgés entre 16 et 20 ans qui surviennent pendant les parties. « Je suis avec l’équipe tous les jours pendant la saison régulière et les séries éliminatoires, donc d’août à la fin juin si l’équipe se rend loin lors des rondes éliminatoires. J’assure les suivis avec les joueurs blessés et je prépare les retours au jeu avec eux. Je suis aussi présente les jours de match pour réagir dans l’instant si un incident survient sur la glace. Par exemple, je décide si le joueur peut continuer la partie ou s’il doit quitter. Les décisions doivent se prendre vite », poursuit-elle.

Bien qu’elle soit seule derrière le banc pour intervenir auprès des joueurs blessés, Émilie peut compter sur le soutien et l’expertise d’un médecin embauché par le LHJMQ et qui est présent à tous les matchs de l’équipe. Ce dernier peut intervenir en cas de blessures graves ou si des points de suture sont nécessaires.

Est-ce que les joueurs suivent ses conseils? « On pourrait penser que non, car les athlètes sont souvent très compétitifs et veulent jouer à tout prix. Mais les gars écoutent vraiment.  Ils suivent mes recommandations même si, parfois, ils ne sont pas contents de sortir du match ou de retourner au vestiaire. Ils savent que c’est ce qui est le mieux dans la situation pour eux. »

Comment passe-t-elle son temps pendant la saison morte? « C’est dur à dire en ce moment puisque ce sera ma première cette année (rires). Je sais que tous les joueurs retournent dans leur famille pour l’été. Donc, j’espère pouvoir me rendre utile en soignant d’autres athlètes qui pratiquent des disciplines estivales. Sinon, à moyen terme, j’aimerais démarrer une clinique avec une autre thérapeute du sport qui exerce ici à Drummondville. Mais ce n'est pas encore fait. »

Être celle qui brise les barrières

À l’aube de la Journée internationale des droits des femmes, quels conseils aimerait-elle partager avec celles qui seraient tentées par un métier dans un univers dominé par les hommes? « Je dirais de foncer et de ne pas avoir peur d’être celle qui brise les barrières. Les portes vont finir par s’ouvrir à force de persévérance. Pour celles qui aimeraient faire carrière dans ce domaine, commencez votre baccalauréat le plus rapidement possible (rires) », confie-t-elle.

Enfin que représente le 8 mars pour elle? « Nous sommes chanceux d’avoir une telle journée au Canada si on se compare à d’autres pays où la condition de la femme est beaucoup plus difficile. Personnellement, je n’ai vécu aucune mauvaise expérience dans mon parcours jusqu’à présent, mais globalement, je sais qu’il reste encore beaucoup de travail à faire », conclut-elle.

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