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Marc Tourigny est mécanicien d’aéronef et passionné par l’aviation

Aéroport des Cèdres : une fermeture qui désole

durée 08h17
1 juin 2022
Marie-Claude Pilon
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Pour Marc Tourigny, mécanicien d’aéronef, la fermeture définitive de l’aéroport des Cèdres, situé en bordure de l’autoroute 20, est désolante. Ce passionné d’aviation qui tente actuellement d’obtenir son brevet de pilote est triste de voir cette partie de patrimoine s’éteindre, tout comme les moteurs qui ont vrombit sur place pendant les dernières années.

Rappelons que le petit aéroport qui comptait trois pistes d’atterrissage a cessé officiellement ses activités dans les derniers jours, forçant les propriétaires d’avions à trouver un plan B pour les entreposer.

Mécanicien mobile d’aéronef, Marc Tourigny a eu son premier contact avec l’aéroport des Cèdres dans les dernières semaines seulement alors qu’il s’y est rendu pour réparer l’avion d’un client. « J’ai démarré mon entreprise de réparation dans le domaine de l’aviation après avoir perdu mon emploi en raison de la pandémie. Je suis basé à Saint-Jean-sur-Richelieu, mais je suis très souvent sur la route pour des contrats. Je dois par exemple me rendre à l’aéroport de Saint-Hubert ou de Salaberry-de-Valleyfield », raconte-t-il. 

Une passion lointaine

La mécanique d’aéronef a toujours été une passion pour M. Tourigny. En 1986, il s’enrôle dans l’armée jusqu’en 1990 où il est technicien en moteur d’avion. « La mécanique et l’aviation ont toujours fait partie de ma vie. Après l’armée, j’ai étudié à l’école d’aéronautique. Par la suite, j’ai pratiqué le métier sur des hélicoptères et des gros porteurs appartenant à des compagnies aériennes bien connues. Ensuite, j’ai été approché par un de mes contacts pour devenir mécanicien sur des petits avions », relate-t-il.

Aujourd’hui, M. Tourigny est l’un des rares mécanicien d’aéronef au pays à détenir une licence de Transport Canada pour pratiquer sa profession sur des gros et petits porteurs. « C’est une chance que je détienne cette certification, car cela me permet de maintenir régulièrement mes connaissances à jour. Les exigences de cette instance sont élevées et je dois passer des examens sur une base fréquente. »

Devenir son propre patron

En 2020, après la perte de son emploi, M. Tourigny décide de devenir son propre patron. Avec le soutien financier du gouvernement provincial et de l’un de ses programmes pour entrepreneur, il démarre son atelier mobile.

« Je me suis fait connaitre depuis la mise sur pied de ma compagnie grâce au bouche-à-oreille. Le hasard a voulu que je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer un client en personne. On me donne toujours le mandat par téléphone », mentionne-t-il en riant.

Des combats régionaux pour maintenir les aéroports

Depuis qu’il est appelé à se rendre dans les différents aéroports régionaux, M. Tourigny a remarqué que plusieurs efforts sont faits pour maintenir certains d’entre eux en vie.

« À Saint-Jean-sur-Richelieu, je travaille presque tous les jours sauf les fins de semaine, mais les gens ont conjugué leurs efforts pour maintenir ce lieu. Une rencontre avec la mairesse, avant les élections municipales, a eu lieu avant son entrée en poste pour la sensibiliser sur le sujet. Ç’a fonctionné. Selon mes observations, l’aéroport de Saint-Mathieu va grossir et celui de Salaberry-de-Valleyfield n’est pas menacé de fermeture pour le moment. Par contre, celui de Mascouche a perdu son combat et devra fermer », avance-t-il.

À ce jour, on compte encore quelques aéroports, privés ou non, dans la région, soit : St-Mathias-sur-Richelieu qui appartient à la municipalité, Saint-Jean-sur-Richelieu Salaberry-de-Valleyfield, Saint-Lazare et on en dénombre quelques-uns en Ontario.

De son côté, M. Tourigny continuera d'arpenter les routes de la province pour faire ce qu'il aime le plus: réparer des moteurs de petits aéronefs. 

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