J'aime manger, pas gaspiller
Gaspillage alimentaire : des gestes simples pour alléger la facture
Une famille de quatre personnes dépenserait en moyenne plus de 17 000 $ en nourriture. Le pire, c’est que jusqu’à 1 300 $ d’épicerie se retrouveraient à la poubelle. À l'échelle du Québec, on parle de 1,2 million de tonnes d'aliments comestibles jetés chaque année.
C’est dans la foulée de ce constat accablant que RECYC-QUÉBEC s'associe à la campagne nationale J'aime manger, pas gaspiller pour encourager les Québécois à mieux utiliser les aliments qu'ils ont déjà à la maison.
L'organisme mise sur trois réflexes : mieux planifier ses achats en vérifiant d'abord ce qu'on a déjà, bien conserver ses aliments grâce à une organisation adéquate du réfrigérateur et à la congélation, et maximiser l'utilisation des restes en les transformant en nouveaux repas.
RECYC-QUÉBEC rappelle également que la date « meilleur avant » n'est pas synonyme de poubelle : l'odeur, la texture et l'apparence d'un aliment restent les meilleurs indicateurs de sa comestibilité.
Comment évite-t-on de gaspiller dans la région ?
De nombreuses initiatives existent à l’échelle régionale pour s’assurer qu’on gaspille le moins de nourriture possible. Par exemple, Moisson Sud-Ouest, la banque alimentaire qui dessert en partie Vaudreuil-Soulanges et Beauharnois-Salaberry, s’assure de passer dans les épiceries de la région toutes les semaines afin de récolter quelques denrées et de les redistribuer aux gens dans le besoin ou aux plus petites banques alimentaires du territoire.
Pensons également aux frigos communautaires éparpillés dans les municipalités du coin qui ont justement pour objectif de réduire le gaspillage alimentaire et de partager gratuitement de la nourriture avec les citoyens qui l’utilisent. Portée par l'organisme Les Garde-Mangers Partagés, né de la Table de concertation en sécurité alimentaire de Vaudreuil-Soulanges, une dizaine de frigos communautaires sont maintenant accessibles à la population.
Super C fait sa part en proposant des sacs à rabais contenant des aliments encore bons, mais ayant passé leur date de péremption. Les clients peuvent ainsi éviter que cette nourriture se retrouve à la poubelle en l'incluant dans leurs recettes. Les IGA de la région font quant à eux affaire avec l’application Food Hero, une plateforme sur laquelle il est possible de se procurer des produits en surplus à l’épicerie et d’économiser de 25 à 60 %.
Neomedia a contacté quelques chaînes de restauration rapide de la région afin d’en savoir plus sur leurs habitudes et leurs pratiques quand vient le temps de disposer des excédents alimentaires. Nous n’avons pas reçu de retour de ces bannières, mais rappelons qu’en novembre dernier, la banque alimentaire Centre de rêve Dorion avait bénéficié d’un chèque de près de 10 000 dollars du Tim Hortons à l’Île-Perrot dans le cadre de la campagne Biscuit sourire.
Plusieurs autres entreprises ayant des produits comestibles et issus de l’agroalimentaire, comme les pharmacies, envoient aussi, comme les épiceries partenaires, quelques denrées à Moisson Sud-Ouest.

