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L’agrandissement du bâtiment est impossible en raison d’un problème structurel

Saint-Zotique met en demeure des professionnels liés à sa nouvelle caserne incendie

Lors du passage de Néomédia sur place jeudi avant-midi, l'ancienne caserne avait pratiquement disparue en totalité
Photo: Stéphane Brunet, Néomédia

Lors du passage de Néomédia sur place jeudi avant-midi, l'ancienne caserne avait pratiquement disparue en totalité

Le dossier de l’agrandissement de la caserne de pompiers de la Municipalité de Saint-Zotique s’est complexifié dans les derniers jours. C’est que l’ancienne caserne, soit celle qui devait être agrandie, a finalement dû être démolie. Cela signifie donc que les pompiers de Saint-Zotique travailleront, dans quelques mois, dans un édifice complètement neuf. De son coté, la municipalité a entamé des démarches légales dans ce dossier.

À ce jour, une mise en demeure a été acheminée aux professionnels affiliés au dossier. C’est que celles-ci ont soutenu que la structure du bâtiment de l’ancienne caserne pouvait supporter l’agrandissement sans soucis, ce qui ce serait finalement avéré faux.

« Nous avons octroyé un contrat d’un peu plus de $6M pour l’amélioration d’une caserne incendie et la construction d’ateliers municipaux adjacents. Nous avons présenté le règlement d’emprunt à la population avec une subvention couvrant 60% des coûts.  Au final, la municipalité s’attend à voir se réaliser se projet selon ces mêmes paramètres. Il est clair pour le conseil que le retrait de l’ancien bâtiment n’a pas à être supporté financièrement par les contribuables de Saint-Zotique.  Pour le reste ce sera à un juge de décider, si besoin est », indique la Municipalité par courriel à Néomédia.

Par voie de résolution, lors de la réunion du conseil municipal tenue le 28 janvier dernier, on peut lire ce passage: « Il est également résolu de mandater, d’autoriser et de requérir du secrétaire-trésorier et directeur général et du directeur des affaires juridiques et du contentieux de voir à prendre toutes les démarches requises et nécessaires à la protection des droits et des recours dont la Municipalité peut disposer, afin d’être indemnisée de tous les frais, débordés, dommages et honoraires additionnels découlant de la problématique. »

Subvention de 3M$ pour un agrandissement qui n’aura pas lieu

C’est ce jeudi en avant-midi lors de son passage sur place que Néomédia a constaté la démolition de l’ancienne caserne. Notons qu’au cours des derniers mois, la Municipalité de Saint-Zotique a reçu une subvention de 3M$ afin de financer l’agrandissement de sa caserne incendie. Qu’adviendra-t-il de cet octroi financier maintenant que la municipalité a été forcée de démolir le bâtiment existant?

Après vérification auprès du Ministère des Affaires Municipales et de l'Habitation (MAMH), la Municipalité de Saint-Zotique indique que la subvention, qui équivaut à 60% des coûts estimés du projet, tient toujours à ce jour, malgré ce changement de plan.

Pourquoi la Municipalité de Saint-Zotique a-t-elle démolie l’ancienne caserne? En raison d’une sérieuse et sévère problématique entourant des mouvements constatés à la dalle de béton du bâtiment existant. Ce problème de structure menaçait « d’une certaine façon la stabilité du bâtiment de même que la construction liée à l’agrandissement de celui-ci », peut-on lire dans le procès-verbal de l’assemblée régulière du conseil municipal du 28 janvier dernier.

La décision de démolir l’ancienne caserne a donc été prise pour « assurer la pérennité et le caractère sécuritaire de la construction finale destinée aux activités du Service d’urgence et de sécurité incendie de Saint-Zotique », ajoute-t-on dans la résolution adoptée à majorité par les élus.

Coûts additionnels de 500 000$

Les impacts engendrés par le fait d’opter pour une nouvelle construction sont de l’ordre de 500 00$ taxes en sus. Les plans et devis devront être modifiés afin d’y intégrer principalement l’ajout d’une nouvelle construction en remplacement de la caserne incendie existante.

Notons que les conseillers Jonathan Anderson, Franco Caputo, Patrick L’Écuyer, Éric Lachance et Jean-Pierre Daoust ont approuvé la résolution lors de la réunion du 28 janvier dernier alors que Pierre Chiasson s’est prononcé contre celle-ci.

Nul doute que le dossier sera discuté de nouveau au cours des prochaines assemblées municipales.

 

 

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