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29 octobre 2020 - 14:55 | Mis à jour : 15:14

Syndicat du personnel de soutien du Centre de services scolaires des Trois-Lacs

Ajout de journées pédagogique: le SPSTL réagit

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

À la suite de l’annonce du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, d’ajouter trois journées pédagogiques dans le calendrier scolaire 2020-2021, la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) est grandement préoccupée par la santé physique et mentale de ses membres.

Déjà surchargé, en sous-effectif et en état de fatigue extrême, le personnel des services de garde voit sa tâche s’alourdir encore plus avec cette annonce. « La nouvelle a causé toute une commotion chez nos membres. L’année est commencée depuis à peine deux mois et ils sont épuisés. Il ne faut pas oublier que plusieurs d’entre eux, ont été grandement impliqués lors de la première vague de COVID-19 quand le gouvernement a mis en place les services de garde d’urgence », lance d’entrée de jeu, le président du Syndicat du personnel de soutien du Centre de services scolaires des Trois-Lacs, M. Éric Vézina.

Rappelons que ce jeudi, le ministre de l’Éducation a annoncé l’ajout des journées pédagogique afin de permettre aux enseignants de suivre de la formation. « Nous ne sommes pas contre le fait que les enseignants puissent faire de la formation, au contraire, mais pour le personnel de soutien, spécialement ceux en services de garde scolaires, c’est une charge de travail additionnelle. Comme dans beaucoup de domaines, nous faisons face à une pénurie de main-d’oeuvre, ce qui rend notre travail difficile », ajoute le président. 

Afin de les préserver parce que la situation est critique, la FPSS-CSQ en appelle donc à l’ensemble de ses 30 000 membres pour que chacun d’eux respecte à la lettre les conventions collectives : prise de pause le matin et l’après-midi (pour celles et ceux qui ont le droit), respect des ratios en service de garde, refus de travail en dehors des heures rémunérées, etc.

« Les conventions collectives existent pour protéger l’intégrité physique et mentale du personnel. Depuis près de huit mois, nos membres en font nettement plus que ce qu’ils devraient et tiennent les écoles à bout de bras. Sauf que là, en ajoutant ces trois journées pédagogiques, le gouvernement abuse de notre dévouement » a laissé savoir, par voie de communiqué, Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ.

« Si le ministre ne prend pas soin de son personnel de soutien, nous oui! C’est donc par prévention des conséquences physiques et psychologiques que pourrait avoir la situation actuelle que nous demandons aujourd’hui à tous nos membres de prendre soin d’eux en s’appuyant sur les conventions collectives pour le faire. Ce n’est pas notre responsabilité d’en gérer les conséquences, mais bien celle des gestionnaires » conclut-il.

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