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26 octobre 2020 - 14:33 | Mis à jour : 15:09

Judiciaire

Justice est rendue pour une citoyenne de Vaudreuil-Soulanges

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

Il aura fallu plus d’une vingtaine d’années avant qu’une victime d’actes sexuels dénonce son agresseur, et que justice soit rendue à une citoyenne de Vaudreuil-Soulanges.

Pour préserver son anonymat, nommons la Caroline. Caroline avait 5 ans quand un membre de sa famille lui a fait ses premiers attouchements. Ceux-ci se sont poursuivis pendant 6 ans. Même si elle a parlé, le lourd fardeau reposait sur les épaules de l’enfant qui avait reçu comme réponse à son appel: « assure-toi de ne jamais être seule dans la même pièce que lui. »

« Ce qui est horrible et tordu, au moment des faits, ma famille proche ne m’a jamais soutenue. Ils savaient en superficie ce que cet homme m’avait fait subir, mais ont tout de même choisi de fermer les yeux. »

C’est en septembre 2019 que Caroline se décida de porter plainte. Un peu plus de vingt d’ans plus tard. « Même si ça fait longtemps, le crime reste le même et les blessures demeurent », indique Caroline.

Ce sont les conséquences accumulées au fil des années et des discussions avec ses proches qui l’ont amené à dénoncer son agresseur. « Je savais que ça allait être difficile. C’était sa parole contre la mienne. Je n’avais pas de preuve autre que mon témoignage.»

Contre toute attente, son agresseur a plaidé coupable et s’est vu prendre le chemin de la prison. Il y demeurera au maximum 10 mois, mais pour en sortir après avoir purgé le deux tiers de sa peine. « Il devra aussi suivre une thérapie et restera en probation pour un an. Sa thérapie est ma victoire. Cet homme est malade », ajoute Caroline.

Garder espoir

En partageant son histoire, Caroline espère redonner un peu d’espoir aux victimes d’agressions sexuelles. « Depuis le début du processus, j’ai reçu beaucoup de messages de haine de la part de ma famille. On m’a accusé de vouloir briser la famille. Même si on n’a personne de notre côté, il faut persévérer et écouter son coeur. Il ne faut en aucun cas se laisser abattre par les commentaires des autres. Il faut toujours garder en tête que nous sommes la victime », poursuit la dame. 

Fort heureusement, Caroline a pu compter sur l’appui de son conjoint, son frère et ses amis tout au long du processus.

« Je leur en serai pour toujours reconnaissante. Il ne faut jamais perdre espoir et j’espère que mon message aidera ceux et celles qui sont victimes ou qui ont été victimes de crimes de la sorte de s’en sortir et d’obtenir justice », conclut-elle. 

Rappelons que les personnes victimes d’agressions sexuelles peuvent aller chercher d’un centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel dont :

CALACS La Vigie
 
• Téléphone : 450 371-4222
 
• Courriel : [email protected]

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