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PANDÉMIE- COVID-19

N’oubliez pas d’encourager l’UCMU en ce temps de crise

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24 avril 2020
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Alors que la COVID-19 touche le Québec de façon assez importante et que ses effets se feront sentir pour encore quelques temps, l’Unité communautaire de mesures d’urgences (UCMU) est inquiète. C’est que cet organisme, tout comme l’APAL, l’APAM et l’ASSBL seront bientôt confrontés à un problème financier de taille. 

L’APAL Lanaudière Basses Laurentides, l’APAM Montérégie et l’ASSBL Basses Laurentides, de même que l’UCUM qui jouent un rôle essentiel dans la communauté lors de sinistres importants ont vu toutes leurs activités de financements estivales être annulées. 

Celles-ci représentent 50 % de leurs budgets respectifs qui ne seront pas au rendez-vous cette année. « La seule façon pour nous de passer au travers de cette épreuve est de tourner vers les entreprises et la population en générale pour recevoir de l’aide financière. Justin Trudeau a annoncé qu’il débloquait 300 millions pour aider les organismes de charité ou les OSBL, mais en fait cet argent s’en va à la Croix Rouge et à Centraide. Or, ces deux organismes n’aident pas les organismes comme l’UCMU, l’APAL, l’APAM et l’AASBL parce que ça ne rencontre pas leurs valeurs. Nous pouvons faire toutes les demandes inimaginables et la même réponse reviens fois après fois, soit que nous ne rencontrons par les critères recherchés et on nous souhaite bonne chance dans nos efforts de financement », déplore le directeur de l’UCMU, Danis Séguin. 

Soutien local 

Face à ce constat, M. Séguin a un message pour les entreprises, industries et particuliers. «  Adoptez un des organismes suivants (UCMU, APAL, APAM, AASBL) et permettez à ces derniers d’offrir un service d’excellence aux personnes sinistrées et aux intervenants.  Il est temps aux industries du Québec de venir en aide à ces organismes qui sont de plus en plus sollicités dans la vie de tous les jours. Au lieu de donner des sous qui vont sortir du Québec et de vos localités, tendez la main à ces organismes et qui sais, un jour ça sera possiblement un de vos proches ou vous-mêmes qui en bénéficierez », rappelle-t-il. 

Il poursuit en soutenant que le gouvernement donne année après année, mais les plus petits, tout aussi important, n’ont rien en bout de ligne. « Aujourd’hui, on demande de se tourner vers les achats locaux, d'encourager nos commerçants, les entreprises d’ici. Ceci est une merveilleuse idée, mais nos entreprises d’ici, au lieu de financer des multinationales comme la Croix Rouge et Centraide, devraient entretenir les petits organismes qui aident les sinistrés et les intervenants locaux. Ces organismes ne coûtent rien ou très peu à administrés, tous les sous restent dans la région et ce sont les gens qui encouragent ces entreprises qui en bénéficient », ajoute-t-il. 

Il salue le gouvernement qui « tend la main et pense que l’on est utile pour la population. Il nous aide comme il peut, mais nous avons besoin de plus si on veut exister encore dans les prochaines années. » 

Enfin, soulignons qu’un reçu d’impôt peut être émis aux donateurs au besoin. 

 

 

 

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