Nous joindre
X
Rechercher
Publicité
Présenté par

Alors que le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx veut une implantation rapide du cours d'éducation financière, les enseignants lui demandent de faire ses devoirs.

Cours d'éducation financière: les enseignants veulent des détails

durée 13h43
18 janvier 2017
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus

Sébastien Proulx, ministre de l'Éducation, veut que les élèves du secondaire suivent un cours d'éducation financière. Les enseignants demandent au ministre en retour de suivre les règles.

Les cours obligatoires d'économie dans le cursus au secondaire ont disparu il y a quelques années. Ils pourraient faire un retour prochainement sous une nouvelle mouture: des cours d'éducation financière. Le ministre Proulx entend que dès septembre les cours seront dispensés.

Or, c'est sans compter les demandes des syndicats de l'enseignement comme le Syndicat de l'enseignement des Seigneuries (SES) qui rassemble les enseignants du secondaire de la commission scolaire des Trois-Lacs. Selon Benoit Giguère, président du rassemblement, trop d'information manquent pour une implantation. "Nous sommes déjà à la fin janvier. On parle d'un nouveau cours, ce qui nécessiterait qu'on diminue le nombre d'heures dispensés pour un autre cours. Lequel sera touché? Nous n'avons pas le matériel pédagogique, ni les outils pour donner ce cours dès septembre", décrit le représentant syndical.

Toujours selon ce dernier, les enseignants auraient aussi des moyens légaux pour retarder l'implantation du cours. Plus précisément, le cursus scolaire est régi par un régime pédagogique qui émane du ministère de l'Éducation. Tout changement aux cours obligatoires donnés doit y être inscrit; ce qui n'est pas le cas présentement. "On demande au ministre de suivre les règles, les lois", lance Benoit Giguère.

Questionné sur les motifs du ministre à aller de l'avant rapidement, le président du SES ne peut rien cibler en particulier. "Ce que l'on sent c'est qu'il n'écoute pas les intervenant et il ne respecte pas l'esprit des consultations qu'il a lui-même présidées à l'automne dernier", se désole-t-il.

Il affirme toutefois ne pas être contre le cours. "Nous n'en connaissons pas le contenu, poursuit l'enseignant, c'est difficile d'avoir une opinion dans cette situation."

Une enseignante d'expérience

Questionnée sur la faisabilité de l'implantation du cours d'éducation financière dès l'automne prochain, Colette Frappier, de la Gestion des communications et de la gestion générale à la commission scolaire des Trois-Lacs, se montre optimiste.

"Un cours d'économie est déjà donné de façon optionnelle à l'école secondaire Soulanges. Le ministère de l'Éducation a fait appel à l'enseignante qui donne le cours pour bâtir le programme du cours d'éducation financière", commente-t-elle.

Elle argue aussi que personne ne tombe pas des nues avec l'annonce du ministre Proulx puisque l'implantation du cours est réfléchie depuis trois ans.

"Nous n'avons pas encore tous les détails et le régime pédagogique devra probablement être changé mais nos enseignants sont en mesure de livrer le cours. Il reste du travaille à faire mais la commission scolaire sait très bien s'adapter", conclut Colette Frappier.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

EN VIDÉO : Paul Sincennes, artisan du bois et du cœur

Depuis onze ans maintenant, Paul Sincennes récupère du bois désuet et le transforme grâce à son savoir-faire et à quelques coups de pinceau en de jolis petits objets décoratifs. C’est surtout ses cabanes d’oiseau qui font fureur. Après la mort de son fils, il met sur pied une initiative : tous les profits générés par les ventes de ses conceptions ...

Publié hier à 17h00

Des milliers de nouveaux logements en péril dans la région

La plus récente note de l’Observatoire Grand Montréal révèle que la capacité d’accueil de 447 400 nouveaux logements sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), tel que le prévoit le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) 2026-2046, est sérieusement remise en cause si des investissements importants dans ...

Publié hier à 16h15

Cultiver son autonomie alimentaire

Dans le contexte actuel, marqué par la guerre, les chocs énergétiques, l'insécurité et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, notamment en raison du blocage du détroit d’Ormuz, la sécurité alimentaire se présente comme un enjeu important.  Déjà, le prix du gaz à la pompe augmente et plusieurs experts craignent une hausse non ...

app-store-badge google-play-badge