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Du jamais-vu pour certains médecins

Moins d'attente pour voir un médecin dans Vaudreuil-Soulanges 

durée 18h00
17 mars 2026
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Maxim Ouellet
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Par Maxim Ouellet, Journaliste

Si vous n’osez pas encore vous inscrire au guichet d'accès à la première ligne vous permettant d’être affilié à un médecin de famille, c’est maintenant le temps de le faire. Selon le Dr Sylvain Dufresne, président de l’Association des médecins omnipraticiens du Sud-Ouest (AMOSO), la situation est très encourageante.

Personne ne semblait réellement s’y attendre, mais voilà que la nouvelle entente, signée en décembre entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et le gouvernement du Québec, porte aujourd’hui ses fruits. « Ça fait une dizaine d'années que je suis impliqué dans l’organisation des soins de la région et c’est la première fois que ça arrive », témoigne le Dr Dufresne.

En effet, le nouveau modèle promis dans la fameuse entente permet, toujours d'après Sylvain Dufresne, de prendre en charge davantage de patients tout en donnant des soins de qualité. Comment ? Grâce au modèle capitatif. « La fédération et le ministère de la Santé nous disent que le modèle de rémunération changera en juin. Le montant de capitation va être à plus de 50 %, l'acte va être seulement de 30 % et il va y avoir 20 % de tarif horaire », souligne le Dr Dufresne.

Avec le mode de rémunération ainsi modifié, les médecins, les GMF et la plupart des cliniques pourront embaucher du personnel de soutien essentiel à la prise en charge de patients vulnérables. Le salaire des médecins n'augmentera pas nécessairement, mais les professionnels de la santé sont dès lors mieux équipés pour atteindre les cibles fixées par le ministère de la Santé.

Par exemple, après avoir évalué sa capacité à accueillir plus de clients, une clinique à Valleyfield s’est dite prête à accepter 1800 patients en attente. Le guichet d'accès n’a été en mesure de lui en donner que 900. « Les guichets se sont complètement vidés. À Valleyfield, il est vide, à Vaudreuil, il est pratiquement vide. Pour Jardin-Roussillon, le Haut-Saint-Laurent et pour Châteauguay c’est pratiquement vide aussi », explique Dr Dufresne.

« Tout le monde doit être au rendez-vous. »

Pour que cette nouvelle entente marche à tous les niveaux, il faut que les différents acteurs du domaine de la santé au Québec se coordonnent. Maintenant qu’ils ont les moyens et les ressources pour en faire plus, les médecins répondent présents à l’appel.

« Les soins, c’est de plus en plus complexe : il faut que l'hôpital soit au rendez-vous. Quand on demande des consultations parce qu'il y a des choses qu'on n'est pas capables de soigner, il faut que les spécialistes soient là aussi pour nous épauler. […] Est-ce que les CISSS vont demeurer au rendez-vous aussi ? Quand on prend 3 000, 4 000, 5 000 patients de plus dans un GMF, ça prend du personnel qui accompagne ça », explique Dr Dufresne.

Rappelons que si le FMOQ a enfin signé une entente avec le gouvernement du Québec, les médecins spécialistes en sont toujours aux négociations. Depuis lundi, il est encore plus difficile pour les patients cherchant à obtenir une première consultation en médecine spécialisée puisque le FMSQ boycotte les guichets d'accès qui permettent normalement d'obtenir ces rendez-vous.

Encourageant pour l’avenir

Sylvain Dufresne ne peut pas parler pour le GMF Hudson, mais il estime que la situation est encourageante pour les cliniques de la région: « J'ai l'impression que ça va peut-être acheter du temps au GMF Hudson, leur permettre de recruter un ou deux médecins et remplacer ceux qui sont partis de façon définitive. »

Pour Dr Dufresne, les soins de proximité comme ceux-là sont d’une importance capitale pour la population locale. « Avoir un montant forfaitaire pour être capable de faire survivre leur clinique pourrait être intéressant. Je pense que l’entente va être assez positive pour la région à long terme », ajoute le spécialiste.

Dans la même veine, la situation a le potentiel de rendre le Sud-Ouest attrayant à nouveau pour les jeunes diplômés en médecine. Pour l’instant et d'après le président de l’AMOSO, l’entente conclue en décembre avec le ministère de la Santé est profitable autant pour la population que pour les travailleurs de la santé qui profitent d’un travail d’équipe accru.

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