Chute de la part francophone au FNLI
La survie de l’information régionale en jeu selon Mme DeBellefeuille
La députée de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon, Claude DeBellefeuille, dénonce l’impact de l’admissibilité des stations télévisées anglophones au Fonds pour les nouvelles locales indépendantes (FNLI).
Elle estime que cet ajout réduit significativement la part de financement attribuée aux médias francophones. Cette chute des revenus constitue une menace grave à l’accès à une information locale et régionale de qualité, en français. Claude DeBellefeuille somme le gouvernement fédéral d'intervenir.
Créé en 2016, le FNLI vise à soutenir la pérennité des entreprises d’informations locales face à la baisse des revenus publicitaires engendrée par les GAFAM qui bloquent la publication et le partage de nouvelles sur leurs plateformes.
« Le fonds est une source de financement vitale pour les stations de télévision traditionnelles privées qui offrent des nouvelles et de l’information qui reflètent la réalité locale. [...] Or, voilà que le CRTC a autorisé, en juin 2025, l’admissibilité au Fonds de 15 stations anglophones du groupe Corus en justifiant sa décision par le fait que la loi oblige désormais les entreprises numériques à contribuer au système de radiodiffusion, notamment au FNLI. », avise la députée de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon.
« Les sommes disponibles sont donc nettement insuffisantes pour l’ensemble des bénéficiaires du FNLI avec, pour conséquence, une réduction catastrophique de la part de financement disponible pour les médias francophones. Notre demande à Ottawa est donc claire : il faut renflouer temporairement le fonds pour les nouvelles locales indépendantes pour permettre à nos médias de survivre, tant que les GAFAM ne contribuent pas au système de radiodiffusion canadien qu’elles vampirisent sans scrupule », ajoute Mme DeBellefeuille.
En 2023‑2024, les deux seuls groupes francophones admissibles au FNLI, RNC Média et Télé Inter‑Rives, ont reçu environ 26 % du financement total. Aujourd’hui, près de 86 % du fonds appuierait des services de langue anglaise. Une répartition qui est jugée inéquitable et qui suscite de vives inquiétudes pour la survie des médias francophones selon la députée de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon.
« C’est la mission même de nos médias régionaux francophones d’assurer une information régionale et nationale vitale à la santé de nos démocraties, mais cette mission est mise en péril par ces pertes de revenus. S’il faut bonifier temporairement le FNLI, nous réitérons aussi la nécessité d’élargir le crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique aux radios et télés, comme l’a fait Québec au dernier budget », conclut Claude DeBellefeuille.

