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Course à la chefferie de la CAQ

Bernard Drainville était de passage dans la région vendredi soir

durée 18h00
21 février 2026
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Maxim Ouellet
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Par Maxim Ouellet, Journaliste

Dans le cadre de sa campagne de la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ), Bernard Drainville a rencontré, hier, le vendredi 20 février 2026, les gens de la circonscription de Soulanges, mais aussi de Vaudreuil. Le tout, au restaurant Le P’tit Château à Les Cèdres. Néomédia s'est entretenu avec le candidat afin de mieux comprendre ses positions sur certains enjeux de la région.

C’est devant une petite foule de Soulangeois que Bernard Drainville s’est exprimé lors d’un 5 à 7 visant à récolter des signatures, des dons et des appuis. Le politicien d'expérience a expliqué les grandes lignes de son programme sans toutefois faire de promesse. En entrevue, il est revenu sur certains des enjeux les plus importants de la région.

Bien au fait du dossier de l’autoroute 20 dans le secteur Dorion, par exemple, M. Drainville est conscient de la problématique et admet trouver le tout assez dérangeant : « Je connais ce tronçon-là, je l'ai déjà emprunté, puis c'est vrai que c'est un peu étrange. Tu arrives d'une autoroute, puis à un moment donné, tu te retrouves sur un boulevard avec des lumières, puis là, tu reprends l'autoroute. »

S’il estime que le projet se fera, motivé notamment par la forte croissance démographique et économique régionale ainsi que par l’important volume de camions empruntant le passage pour se rendre de l’Ontario à Montréal, Bernard Drainville n’a pas voulu s’avancer sur l’inscription immédiate du projet au Programme québécois des infrastructures (PQI). 

Rappelons que le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, était de passage dans la région il y a quelques semaines pour discuter de cet enjeu avec des élus de Vaudreuil-Soulanges.

PEQ et immigration économique

Accompagné par Maryline Picard, députée caquiste de Soulanges, Bernard Drainville a profité de la journée de vendredi pour aller à la rencontre de différents entrepreneurs de la région. « Le programme de l'expérience québécoise (PEQ) a été au centre de nombreuses discussions », a tenu à rappeler le politicien.

« J'ai été le premier à promettre un droit acquis pour ceux et celles qui sont déjà sur le territoire, qui travaillent dans des entreprises manufacturières, qui travaillent pour la construction, qui travaillent dans le domaine de la santé ou dans l'éducation, incluant les services de garde », mentionne le politicien.

Il affirme aussi ne pas vouloir augmenter les seuils actuels d’immigration économique qui sont chiffrés à environ 45 000 par année et critique la gestion fédérale des demandeurs d’asile. Il juge que les Libéraux sont responsables d’une hausse difficile à absorber dans les écoles et les services publics. Son objectif est de maintenir un équilibre et d’éviter une pression excessive sur la capacité d’accueil.

« Je ne suis pas d'accord avec la proposition de retourner au PEQ, mais je pense que de donner un droit acquis, de faire passer ces personnes-là devant les autres pour s'assurer qu'elles restent parmi nous, puis de diminuer pour l'avenir, je pense que c'est une belle position », termine le caquiste.

GMF Hudson et entente avec le FMOQ

Concernant les groupes de médecine familiale (GMF) et la première ligne, Bernard Drainville défend la récente entente conclue avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).  Il n’a pas parlé directement du GMF Hudson, mais s’est dit confiant pour la suite.

« On a encore ajouté des sous. L'entente prévoit une rémunération selon le nombre de patients que tu prends en charge.  L'espoir que nous avons et l'engagement que nous avons de la FMOQ, c'est que nos médecins de famille prennent davantage de patients », explique M. Drainville.

L’objectif avancé : jusqu’à 500 000 patients supplémentaires ayant accès à un médecin de famille. Sans garantir l’atteinte de cette cible, il affirme que toute hausse du nombre de patients inscrits constitue un gain pour le réseau et pour les citoyens.

Un appui indéniable de la députée de Soulanges

Rappelons que la députée caquiste de Soulanges, Maryline Picard, a offert son appui à monsieur Drainville plus tôt cette année. Mme Picard a d’ailleurs annoncé qu’elle se représentait, stipulant un désir profond d’aider les familles d’ici. 

« Bernard, c'est vraiment une personne de cœur [...] Vous savez tous que je porte des enjeux très humains : pour les personnes handicapées, pour les proches aidants, pour les parents endeuillés et ainsi de suite. Je sais que Bernard a cette sensibilité dans son cœur et c'est ce qui fait que je l'appuie », a mentionné la députée avant l’allocution de M. Drainville.

Le candidat à la chefferie de la CAQ place justement la famille au cœur de sa campagne, en affirmant vouloir redonner à la famille une place centrale dans le débat politique québécois.

S’appuyant sur son expérience personnelle, notamment l’adoption de son fils, il soutient que l’État doit mieux soutenir les jeunes couples qui souhaitent avoir un premier, un deuxième ou même un troisième enfant, malgré un contexte budgétaire serré. Selon lui, encourager la natalité et appuyer les parents constituent un investissement dans l’avenir du Québec.

Plus largement, l’ancien ministre estime que le « modèle québécois » issu de la Révolution tranquille a atteint ses limites. S’il reconnaît les avancées majeures réalisées depuis les années 1960, il juge le moment venu de « réinventer l’État ».

Comment réinventer le modèle ?

Bernard Drainville propose, entre autres, d’ouvrir davantage la porte au secteur privé en santé, lorsque les services publics ne répondent pas aux attentes, tout en maintenant un financement public. 

La candidate caquiste plaide également pour la fin de la permanence à vie dans la fonction publique, qu’elle associe à une bureaucratie lente et moins performante. Conscient des résistances syndicales et politiques que ces propositions pourraient susciter, M. Drainville se dit prêt à affronter la controverse. Sa candidature est donc axée sur les valeurs familiales, la modernisation de l’État et une volonté assumée de bousculer les structures établies afin d’améliorer l’efficacité et l'avenir de la province.

« Si vous voulez quelqu'un qui fait des changements, qui est capable de se tenir debout même quand ça brasse, bien faites-moi confiance », a mentionné Bernard Drainville en conclusion sous une pluie d'applaudissements et de bravo.

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