François Legault démissionne
« Être le premier ministre du Québec a été le plus grand honneur de ma vie»
C'est un peu après 11h que le Premier ministre du Québec, François Legault, a confirmé sa démission lors d'une conférence de presse tenue devant ses locaux de l'Assemblée nationale du Québec. Pour l'occasion, il était accompagné de sa femme Isabelle Brais.
Rappelons que la CAQ connaît des moments difficiles depuis plusieurs mois, alors que les départs de députés se succèdent et que la formation politique se retrouve au bas des sondages.
« Être le Premier ministre du Québec a été le plus grand honneur de ma vie, mais pour le bien du Québec, je dois quitter mes fonctions», a-t-il lancé au cours de son point de presse.
D'entrée de jeu, il a indiqué que « le Québec fait face actuellement à des grands défis. On doit entre autres redessiner notre économie pour laisser aux prochaines générations, des emplois d'avenir. On doit aussi arrêter le déclin du français, en particulier à Montréal. Il en va de l'avenir de notre nation. Je souhaite vraiment que la prochaine élection porte sur les grands défis qu'on a au Québec et non sur une simple volonté de changement.»
Il s'est dit fier d'avoir relevé le défi, deux fois au cours de sa vie, de démarrer une entreprise à partir de zéro et de la faire prospérer. Dans le premier cas, il s'agissait de la compagnie aérienne Air Transat, alors que dans le second, c'était son parti politique la Coalition Avenir Québec.
« Merci à celles et ceux qui ont pris le risque de se présenter pour la CAQ, ce n'était pas évident au début. Il a fallu travailler fort pour convaincre les Québécois de nous faire confiance. Une de mes plus grandes fiertés est d'avoir fait de la CAQ une belle et grande famille dans laquelle des employés et des élus sont devenus amis. C'est cet aspect qui va le plus me manquer.»
Il a remercié sa femme et ses deux garçons de l'avoir épaulé dans ce « sport extrême qu'est la politique, constitué de hauts et de bas. Parfois mes garçons ont eu des commentaires pas toujours gentils à l'école ou au travail. J'aurais voulu les épargner de ça, mais j'imagine qu'ils sont devenus plus forts à cause de ça.»
Il a aussi eu une pensée pour les citoyens de son comté L'Assomption, de même que pour tous les bénévoles de la CAQ. « On a quand même réussi à faire élire un gouvernement majoritaire à deux reprises en sept ans. C'est tout un exploit. Chaque jour, pendant ses deux mandats, je me levais chaque matin en désirant ce qu'il y avait de mieux pour les Québécois. Je n'ai pas toujours réussi, mais j'ai essayé très fort avec toute mon énergie.»
Il est notamment revenu sur son premier mandat marqué par la pandémie de COVID-19. « J'ai été touché par la solidarité des Québécois pendant cette période. Les plus jeunes n'ont pas hésité à faire des sacrifices pour sauver la vie des aînés de leur entourage. »
Parmi ses fiertés, il a cité la croissance économique du Québec par habitant et du salaire moyen qui sont meilleurs qu'en Ontario et que dans le reste du Canada. « En sept ans, les budgets de la santé, de l'éducation et de la culture ont connu une hausse de 57 %, 58% et de 61%. On a remplacé les vieux CHSLD par des maisons des aînés neuves, modernes et éclairées. On a aussi réussi à convaincre les médecins de changer leur rémunération et vous le verrez dans les prochains mois, ce sera une révolution», concluait-il avant de quitter le lutrin aux côtés de son épouse.
Rappelons que le poste de vice-premier ministre est actuellement vacant sous le gouvernement de François Legault. Il demeurera en poste le temps que son successeur soit élu.

