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Élections provinciales du 3 octobre 2022

Entrevue avec Paul Lynes - 1ère partie

durée 16h30
24 septembre 2022
durée

Temps de lecture   :  

6 minutes

Par Jean-Michel Lhomme, Journaliste
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Paul Lynes est le candidat d'un parti qu'il a cofondé à l'occasion de ces élections : Démocratie Directe. le 3 octobre il sera candidat dans le comté de Vaudreuil. Rencontre.

Dans cette première partie, Paul Lynes nous explique la méthode qui, selon  Démocratie Directe, pourrait redynamiser la politique québécoise.  

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L'an dernier, dans le district d'Argenteuil- la Petite-nation, vous étiez candidat aux élections fédérales. Bien que voisins, les citoyens du comté de Vaudreuil dans lequel vous présentez cette année ne vous connaissent pas forcément. Qui êtes-vous ?

Paul Lynes : « Je m’appelle Paul Lynes. J’ai un long parcours où je n'étais pas du tout politisé. Ça fait juste  un an que je suis en politique. Avant ça, je suivais la politique, mais je n'étais pas quelqu'un qui s’y connaissait beaucoup.

Je travaillais dans la restauration. J'ai aussi ait la finance. J'ai travaillé chez Dormez-vous pendant cinq ans comme spécialiste en sommeil. D'ailleurs, je me suis classé top 3 au Québec est top 100 au Canada parmi 1200 associés. 
J'ai toujours été quelqu’un très à l'écoute des clients afin de trouver le bon produit. Être toujours à l'écoute de la personne, cela a toujours été mon premier réflexe. C'était ma spécialité. 

Je suis père de cinq enfants et fiancé à une femme incroyable. J'ai beaucoup de dévouement et j'ai beaucoup d'ambition. Je suis déterminé à apporter un meilleur futur pour mes enfants. C'est ce qui m'a amené à la politique au niveau fédéral et aujourd'hui, ici, avec Démocratie directe. » 


Vous êtes le candidat d'un tout nouveau parti (Démocratie directe), dont vous êtes également le cofondateur. Dans son introduction du débat des chefs, hier soir, Patrice Roy a rappelé que, cette année, pour la toute première fois, cinq partis étaient représentés à ce débat. Était-il vraiment nécessaire d'en créer un plus ?

Paul Lynes : « Définitivement. C'est sûr que si vous on avait créer un autre parti avec un concept similaire à tous autres partis existants, je dirais que cela n’aurait peut-être pas été nécessaire.

Mais Démocratie Directe porte ce nom-là parce qu'on est pour un changement de système représentatif. C'est pour ça que oui, on trouve que c'est valorisant. Apporter un nouveau parti avec le nouveau concept qu'on propose. »


La démocratie représentative sur laquelle repose actuellement notre démocratie vous semble-t-elle devoir être remise en question ?

Paul Lynes : « Ce qu’on dit c’est que dans la démocratie représentative actuelle, la population n’est pas vraiment représentée. Or, c'est ce que nous, on est capable de proposer. » 

Sur votre site, vous parlez d'une plateforme électorale évolutive. Ne croyez-vous pas que les citoyens attendent des candidats de convictions plutôt que des porte-parole d'une plateforme aux opinions évolutives ? 

Paul Lynes : « Pour comprendre, il faut détailler un peu notre perspective : la démocratie directe propose une plateforme évolutive, mais l'évolution de la plateforme, c'est plus comment la fonctionnalité va fonctionner.

C'est sûr que dans une démocratie directe, si on regarde en Suisse, on fait des référendums quatre à cinq fois par année. On a des consultations auprès du peuple. Nous on regarde vraiment plus vers le Québec. Tout projet de loi devrait passer par le peuple. Ainsi, le peuple devient le législateur.
Le site est là pour fournir toute l'information au peuple afin qu’il puisse appuyer les propositions qu’il souhaite. 

Dans une circonscription comme Vaudreuil, on a des enjeux majeurs. Le Pont de l’île aux tourtes ou l'hôpital sont des enjeux importants. Quels sont les choix que nous avons pour améliorer cette situation-là ? 

Moi, en étant le député, j'apporterai des propositions pour que le peuple puisse choisir une option claire avec toutes les informations. S'il y a des organismes ou d'autres personnes qui veulent apporter des propositions, on les apportera sur le site. On est les experts, mais ça se pourrait que d'autres experts alentour qui voudrait apporter leur opinion. C'est vraiment une plateforme que tout le monde peut s'exprimer, commenter et appuyer. 
Et d'ailleurs à partir de là, c'est comme ça qu'on va fonder une démocratie directe, une démocratie participative avec le peuple. » 


Combien de candidats allez-vous pouvoir présenter le 3 octobre ?

Paul Lynes : « On a déjà vingt-huit candidats officiels depuis le 17 septembre. En espérant qu’au 3 octobre on en ait encore 28. On est très fiers, surtout qu'on est né le 27 avril. Un jeune parti qui arrive déjà à couvrir un quart du Québec. »

28 candidats c'est une belle performance, mais 28 candidats, sachant qu'il y a 125 comtés à pourvoir cela veut aussi dire que même si vous étiez tous et toutes élues, Démocratie Directe ne sera pas en position de gouverner cette fois-ci. Dans ces conditions, quel est l'intérêt pour les électeurs de Vaudreuil d'élire un candidat de votre parti ?

Paul Lynes : « C’est une tellement bonne question. Il faut rester réaliste et non, définitivement, on ne sera pas majoritaire après cette première élection. Ce n'était pas notre but. On déjà veut semer des graines. 

Admettons qu'un de nos candidats soit élu. Ce serait l’occasion de pouvoir utiliser notre plateforme dans la circonscription en apportant les enjeux majeurs et en faisant participer la circonscription à travers la plateforme. Et c'est là qu'on pourrait commencer à prendre le pouls du peuple à travers une démocratie directe qui serait uniquement mise en œuvre dans la circonscription.

C’est ce qu’on peut apporter aux citoyens québécois. » 


S'il y a un sujet sur lequel le pouls du peuple est fortement sollicité en ce moment, c'est bien le débat autour de la langue française, des lois 101 et 96. Un débat particulièrement vif dans le comté de Vaudreuil, qui est si proche de l'Ontario. Que proposez-vous directement sur ce sujet ? 

Paul Lynes : « La loi 96 est, je pense, le plus gros enjeu. On a fait du porte-à-porte et c'est là définitivement la plus grosse question. Qu'est-ce que nous, on aurait fait si on avait été dans une démocratie directe ?

C'est plus ça la question. Parce que si le projet de loi était passé dans une démocratie directe, on aurait eu un référendum révocatoire. Une opportunité de  réviser le projet de loi, de le changer ou le révoquer. Mais avant tout avant tout il faut instaurer une démocratie. Surtout sur un projet de loi qui crée autant de divisions.

C’est là que la démocratie directe peut être tellement merveilleuse. Il faut que ça passe par le peuple. C'est beau que nos représentants pensent que telle ou telle chose serait bien pour le peuple québécois ou pour la langue française. Mais qu'est-ce que les Québécois auraient vraiment aimé ? Je parle bien de tous les Québécois, anglophones et francophones.  On aurait pu s’entendre sur ce projet de loi et prendre une décision ensemble, cela aurait déjà créé moins de division. Et au moins ça nous aurait laissé le choix.

Même si le projet était passé à l’identique, c'est sûr que ça l'aurait aidé, car cela aurait fait moins de division entre les francophones et les anglophones québécois. » 


Dans Vaudreuil, d'importantes questions se posent autour des sujets de transport. Le pont de l'île aux tourtes, le REM, le transport collectif, l'autoroute 20… que faut-il faire selon vous? 

Paul Lynes : « Écoutez, une fois élue, la CAQ avait promis que le REM passerait par le pont après sa reconstruction, et on a bien vu dans les derniers projets qui sont sortis que le REM ne passerait pas sur le pont.  C'est là qu’on a un problème ! 

On vient avec une plateforme électorale avec plein de propositions. Les candidats apportent des propositions. Mais qui va s’assurer de ce qui est fait ? On n'est pas imputable de nos actions. Beaucoup de paroles s'envolent, mais pas beaucoup d'action se fait. C'est pour ça qu’on veut instaurer une démocratie directe. C'est vraiment un processus qui est très différent. C’est ce qu'on pourrait faire dans le futur si on est élu.

On sait tenir nos promesses à travers la démocratie directe. » 

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Suite de notre entrevue, demain à 17h.

 

À lire également : 

Entrevue avec David Hamelin-Schuilenburg (PaCQ) : Partie 1 - Partie 2

Entrevue avec Christopher Massé (PQ) : Partie 1 - Partie 2

Entrevue avec Eve Belec (CAQ) : Partie 1 - Partie 2

Entrevue avec marie-Claude Nichols (PLQ) : Partie 1 - Partie 2

Entrevue avec Cynthia Bilodeau (QS) : Partie 1 - Partie 2

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