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26 janvier 2021 - 11:42 | Mis à jour : 13:58

Le Québec compte environ 200 000 chômeurs pandémiques

91,5 millions pour favoriser le retour en emploi des chômeurs pandémiques

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

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Dans le but de favoriser la relance économique, le gouvernement du Québec investit plus de 91,5 millions de dollars sur deux ans pour maximiser le retour en emploi du plus grand nombre de travailleurs dont l'emploi a été touché par la pandémie. Le ministre de l'Éducation, M. Jean-François Roberge, en a fait l'annonce ce mardi en compagnie du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la Mauricie, M. Jean Boulet.  

Concrètement, ce nouvel investissement, qui fait suite au Forum virtuel sur la requalification de la main-d'œuvre et sur l'emploi tenu le 16 octobre 2020, permettra d’augmenter la diplomation des personnes en formation générale des adultes (FGA) et en formation professionnelle (FP) et d'arrimer davantage l'offre de formation en fonction des nouvelles réalités du marché du travail.

L'investissement se déclinera en trois catégories. D’une part, 75 M$ seront investis pour accroître la participation au marché du travail par la diplomation. Un montant 13 M$ viendra soutenir la formation et la qualification de la main-d’oeuvre. Finalement, 3,5 M$ serviront à favoriser la formation dans des secteurs stratégiques pour la relance économique de la province.

La formation au coeur de la relance économique

« La pandémie a profondément bouleversé le marché du travail, et le Québec doit non seulement en prendre acte, mais aussi s'adapter rapidement à cette réalité pour favoriser une reprise économique vigoureuse. Le réseau scolaire doit participer pleinement à cet effort, que ce soit en renforçant les services d'orientation, en facilitant la reconnaissance des acquis, ou encore en développant de nouvelles formations rapides vers des emplois qui sont en grande demande, et c'est exactement ce que l'investissement que nous annonçons aujourd'hui nous permettra de faire », a souligné le ministre Roberge.

Des formations courtes, flexibles et adaptées aux différents profils des personnes, seront facilement accessibles pour celles et ceux souhaitant entreprendre un parcours de formation et ainsi les rediriger vers les emplois en demande. Le Québec investira également dans les compétences de base des personnes, ainsi que pour renforcer la littératie des adultes.

Le gouvernement mettra notamment à profit l'expertise acquise lors de la création du programme de formation, qui a permis de diplômer près de 10 000 préposés en CHSLD dans l'élaboration des nouvelles formations rapides dans les secteurs prioritaires identifiés.

« Je réitère que la formation initiale, qui est plus longue, demeure au cœur de notre stratégie, et j'encourage aussi les gens à s'y inscrire. Je suis convaincu qu'en jumelant ces deux offres de formation, nous serons capables d'attirer bon nombre de personnes désirant s'épanouir et faire une différence dans la société », ajoute M. Roberge.

Miser sur les secteurs en demande

Une augmentation de la qualification des personnes est aussi prévue, puisque l'accueil ainsi que les services d'information et d'orientation dans les centres de formation seront revus et renforcés de façon que celles-ci soient dirigées vers les emplois en demande.

Une plus grande visibilité sera aussi accordée aux métiers en demande et aux programmes d'études qui leur sont associés par l'entremise d'une plateforme Web de redirection de carrière et de rehaussement des compétences professionnelles.

Le marché de l'emploi varie évidemment d'une région à l'autre, mais les besoins sont importants dans les secteurs du bioalimentaire et de la fabrication industrielle. Les secteurs de la construction, de la santé et des technologies de l'information continuent également de présenter d'importants besoins de main-d'œuvre.

« En cette période sans précédent, il faut repenser les liens entre le marché du travail et le réseau de l'éducation, et faire preuve de flexibilité pour maintenir un équilibre entre les deux. Il s'agit d'un changement de culture que nous devons opérer collectivement. L'annonce d'aujourd'hui représente une étape significative dans cette direction, tout comme la mise sur pied de notre programme d'aide à la relance par l'augmentation de la formation et notre plan pour stimuler les carrières dans les technologies de l'information », a tenu à préciser le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Jean Boulet.

 

 

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  • Le réseau de santé est couvert par nos taxes. La vrai argent pour payer vient des entreprises privés et leurs employés. Les fonctionnaires qui paient des taxes ne font que remettre l'argent qu'ils ont pris. Si nous détruisons nos entreprises, qui paiera les taxes pour soutenir notre réseau? Une vision court terme pour un problème qui pourrais vraiment faire mal a notre système de santé long terme.

    Économie - 2021-01-27 09:44