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Il a reçu sa sentence ce mercredi 28 août

Un citoyen de Vaudreuil-Dorion se reconnaît coupable de trois accusations

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28 août 2024
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Un citoyen de Vaudreuil-Dorion s'est vu imposer, en ce mercredi 28 août, une sentence suspendue assortie d'une probation de deux ans après s'être reconnu coupable de menaces de mort ou des lésions corporelles, de harcèlement criminel et de bris de conditions envers une seule et même victime, soit son ancienne conjointe. 

Les faits reprochés à Claude Bourbonnais sont survenus le 24 novembre 2023 alors que sa conjointe de l'époque venait de lui annoncer, la veille, qu'elle le quittait en emmenant ses enfants après 17 ans de vie commune. C'est à ce moment qu'il aurait proféré des menaces à son endroit. 

Quatre mois plus tard, soit en mars 2024, l'accusé n'aurait pas respecté ses conditions de remise en liberté en se rendant près du domicile du couple, à Saint-Zotique, alors que celui-ci était en vente. De plus, entre le 7 et le 28 mars 2024, il a tenté d'entrer en contact à plusieurs reprises avec la victime via les réseaux sociaux, par courriel, par téléphone ou encore par messages textes afin d'obtenir de l'information sur divers sujets. De plus, il se serait présenté, seul ou avec ses parents, devant des lieux qui lui étaient interdits, soit la résidence de la victime et la garderie des enfants. 

Selon l'exposé des faits par la procureure de la Couronne Me Elizabeth Pelletier, durant cette période, M. Bourbonnais aurait souffert de psychoses causées par des épisodes de consommation, qui l'ont amené à être hospitalisé. 

Présente dans la salle d'audience, la victime a témoigné par la bouche de son avocate via une lettre qu'elle a rédigée à l'attention de la Cour. Dans celle-ci, elle a précisé les nombreux impacts des gestes posés à son encontre par l'accusé. 

Elle a notamment mentionné avoir dû prendre en charge toutes les dépenses de la maisonnée à la suite de sa séparation, ce qui lui a infligé un stress financier important. Elle a dû gérer la vente de la résidence familiale seule, mais aussi des travaux de réparation d'un mur endommagé par l'accusé lors des événements. 

En marge de cela, sa performance a diminué au travail en raison d'une incapacité à se concentrer longuement sur une tâche. « Mon employeur ne me reconnaît plus. Avant, mon travail était impeccable; maintenant, j'ai de la difficulté à performer. J'ai dû réduire mes heures de travail. Je suis craintive quand je croise une voiture blanche qui ressemble à la sienne. Je regarde souvent par les fenêtres de ma résidence par crainte qu'il se trouve en face de chez moi», a-t-elle entre autres partagé avec le Tribunal. 

Une probation de deux ans

En guise de sentence, les deux parties impliquées dans le dossier ont soumis au juge une suggestion commune, soit une sentence suspendue avec une probation de deux ans, assortie de plusieurs conditions. Parmi celles-ci, on peut en préciser quelques-unes: garder la paix, ne pas troubler l'ordre public, ne pas entrer en contact avec la victime, à moins d'exceptions concernant les enfants du couple, ne pas se trouver sur le lieu de travail, d'emploi ou d'études de la victime et poursuivre ses démarches de thérapie entreprises à la suite de son arrestation en mars dernier. 

« Parmi les facteurs dont nous avons tenu compte pour infliger la peine, on peut mentionner le fait que monsieur a entrepris des démarches de réhabilitation rapidement et qu'il n'a brisé aucune des conditions imposées depuis sa sortie de prison en avril dernier», a précisé Me Pelletier. 

De son côté, Me Jacques Vinet a souligné le souhait de son client de poursuivre ses démarches thérapeutiques et sa volonté de régulariser ses droits d'accès aux enfants du couple au cours des prochaines semaines. 

« Je vous félicite pour vos efforts de réhabilitation. J'espère que vous continuerez sur ce chemin et que je ne vous reverrai plus devant moi. Le plus important dans ce type de dossiers est le bien-être des enfants. Même si nous sommes un couple un jour, nous restons des parents toujours. C'est important de se rappeler de cela lors d'une séparation et de moments difficiles», a mentionné le juge St-Arnaud avant d'entériner la proposition commune des avocats dans le dossier de M. Bourbonnais. 

À lire également: 

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