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Incendie dans le parc industriel de Salaberry-de-Valleyfield

La chronologie d'un feu majeur qui brûle encore, 21 heures plus tard

durée 12h00
6 mai 2022
Stéphane Tremblay
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par Stéphane Tremblay, Journaliste

Pas moins de 120 pompiers de plusieurs Services de sécurité incendie de la région, deux avions de la SOPFEU, l’Unité aéroportuaire de Montréal, le camion de pompier super puissant le Drago ISI, des pelles mécaniques et une innombrable quantité d’eau ont été mis à contribution pour combattre le feu du parc industriel de Salaberry-de-Valleyfield, jeudi après-midi. Il brûlait encore, vendredi matin, 21 heures plus tard.  

Voici un retour détaillé sur cet incendie majeur qui restera dans les annales  des Services incendies du Québec. 

En suivant l’ordre chronologique des événements, l’appel entre au 911 vers 14h45 pour un feu de broussailles à proximité du 760, boulevard des Érables dans le secteur du parc industriel et portuaire Perron de Salaberry-de-Valleyfield. 

L’alerte est générale. La brigade au grand complet de Salaberry-de-Valleyfield arrive sur les lieux, dans le champ derrière l’entreprise de recyclage Mario Hart.  

Rapidement, les sapeurs constatent que le feu est majeur, beaucoup plus qu’un simple feu de broussailles, comme il s’en produit chaque printemps.

Les casernes de Beauharnois, Châteauguay et Vaudreuil-Dorion sont demandées en renfort. Par la suite, se joindront les Services sécurité incendie de Sainte-Étienne-de-Beauharnois, Les Cèdres et Coteau-du-Lac. Plus tard arriveront prêter main-forte des pompiers de d'autres brigades de la région. Au plus fort, 11 casernes seront sur le terrain.   

Ces sapeurs travaillent sans relâche pour tenter d’éteindre le brasier qui menace de se propager à des immeubles avoisinants. Ils veulent limiter les dégâts. Un défi de taille se dresse devant eux. 

Devant l'ampleur du sinistre, deux avions CL-415 de la SOPFEU sont dépêchés sur les lieux, vers 15h30.  Des largages qui viennent donner un véritable coup de pouce aux soldats de feu sur le terrain. 

Mais le vent se met de la partie. Les flammes atteignent un amas de bois empilé sur la propriété des Industries JPB. Le brasier gagne du terrain, chaque minute qui passe. Les pompiers doivent revoir leur stratégie, sans attendre. Ils mettent les bouchées doubles, mais ça va être difficile et long, très long.  

Le feu est sur sa lancée et détruit une importante superficie sur le boulevard des Érables, et non loin du boulevard Gérard-Cadieux. Le panache de fumée est visible à des dizaines de kilomètres à la ronde. Des automobilistes disent avoir vu le nuage noir, alors qu’ils se trouvaient sur le pont Mercier. D’autres à Grenville, tout près de la frontière de l'Ontario.

La Sûreté du Québec procède à des évacuations, la fumée noire étant trop toxique. Un périmètre de sécurité d’une longueur d’un kilomètre est alors érigé et des rues sont fermées. Il est environ 16h. 

L’incendie dévastateur donne toujours du fil à retordre aux pompiers sur l’heure du souper. Deux importantes piles de poteaux de téléphone et de dormants de chemin de fer brûlent et les flammes continuent leur ravage. 

C’est alors que l’Unité aéroportuaire de Montréal arrive à la rescousse. Elle fera une réelle différence, notamment en utilisant une mousse carbonique. 

En fin de soirée, le Drago ISI, un camion de pompier rarement utilisé au Québec fait son entrée remarquée. 

Muni d’un canon à eau à la fine pointe de la technologie, il projette l'eau sous forme d'averse à une distance de 200 pieds, le rendant deux à trois fois plus efficace qu’un pompier avec son boyau d’arrosage. Lui aussi a été d’une véritable grande aide. 

La centaine de pompiers ont été à pied d'œuvre toute la nuit, sans répit. Vendredi matin, 7h, les premières équipes venues en entraide sont libérées. Ils iront faire un dodo bien mérité. Inutile pour ces hommes et ces femmes de compter les moutons avant de tomber dans les bras de Morphée.  

D’autres pompiers, frais et dispos, sont venus remplacer leurs collègues épuisés, tôt vendredi matin. Ils seront sur place durant toute la journée par mesure préventive, la situation est passée au code d’aggravation peu probable.

Malgré que la situation soit sous contrôle, la SOPFEU sera de retour ce vendredi. Urgence environnement aussi ira faire son tour.   

Une enquête sera ouverte. « Des enquêteurs de la Sûreté du Québec sont sur place mais doivent attendre que le dossier soit terminé du côté des pompiers avant de prendre la relève. Pour l’instant, la cause de l’incendie demeure inconnue », mentionne la sergente Audrey-Ann Bilodeau, porte-parole de la SQ.

L’enquête a pour but de connaître les circonstances entourant ce feu majeur et surtout de savoir si une main criminelle a été utilisée pour l’allumer. 

À lire également: 

Un camion de pompier vraiment spécial en renfort

 

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