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Sensibilisation de l'Association forestière du sud du Québec

La sécheresse et l’embolie des arbres

durée 10h00
11 août 2025
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Maxim Ouellet
Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local

Les sécheresses dans le sud du Québec nuisent à l’approvisionnement en eau des arbres. Mais manquer suffisamment d’eau peut empêcher un arbre de s’hydrater correctement par la suite, même si la ressource redevient disponible. Cette difficulté d'absorption porte un nom : c’est l’effet de l’embolie. 

 

L’embolie pulmonaire chez l’être humain est la formation d’une bulle dans le système sanguin. Chez les arbres, c’est la même chose. Lorsqu’une bulle se forme dans un vaisseau, elle empêche celui-ci de fonctionner. Mais comment l’embolie se forme-t-elle ?

L’eau est absorbée par les racines et transportée dans les vaisseaux par un phénomène de succion : la transpiration et l’évaporation de l’eau à la surface des feuilles. Plus il fait chaud, plus l’eau s’évapore rapidement et plus la force de succion augmente. Puis, lorsque l’eau se raréfie dans le sol, une grande force de succion attire des bulles d’air dans les vaisseaux, causant l’embolie. 

 

Les conifères et les feuillus face à la sécheresse

Les vaisseaux obstrués ne peuvent plus alimenter leur section en eau, causant la mort de quelques feuilles, d’une branche, voire celle de l’arbre. L’Association forestière du sud du Québec (AFSQ) estime qu’un conifère est condamné si 50 à 60 % de ses vaisseaux sont bloqués. S’il y en a moins, l’arbre peut normalement recréer des vaisseaux et survivre. 

Les feuillus gardent leurs stomates ouverts plus longtemps que les conifères en cas de sécheresse et sont plus à risque d’embolie. Les feuillus les plus tolérants à la sécheresse sont les caryers, le cerisier tardif, les chênes rouges, à gros fruits et bicolores, l’érable argenté et le micocoulier occidental. 

 

Une période critique

Les arbres peuvent se protéger de l’embolie en fermant leurs stomates, soit les trous laissant l’eau sortir à la surface des feuilles. En contrepartie, ils ne sont plus capables de se nourrir. Leur capacité de survie dépend alors de la durée de la sécheresse et de leur réserve en nourriture.

Selon l’AFSQ, les sécheresses du printemps ont un effet plus significatif sur la santé des arbres. C’est au printemps qu’ils fabriquent de nouvelles racines destinées à l’absorption de l’eau. Leur capacité d’absorption est donc moindre qu’en été.

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