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Prolifération de plantes aquatiques

La complexité de l’entretien des canaux de Rivière-Beaudette

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10 août 2021
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Benjamin Richer
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Par Benjamin Richer, Journaliste

Les canaux de la municipalité de Rivière-Beaudette connaissent cette année une importante prolifération de plantes aquatiques et l'accumulation de sédiments, au mécontentement des citoyens riverains. Une opération de dragage représente cependant son lot de complications selon le maire, Patrick Bousez. 

« Ça parait simple de dire qu'on enlève l’herbe et c’est fini. Si c’était aussi simple que ça, on aurait déjà trouvé une solution, mais c’est beaucoup plus complexe et ardu que ça en ait l’air », indique M. Bousez. 

Le dragage des canaux municipaux nécessite une autorisation par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELC). La municipalité doit alors procéder à une étude et doit fournir des plans d’ingénieur afin d’en faire la demande auprès du ministère, et comme l’indique le maire, « c’est long et ce n’est pas garanti de l’avoir ». 

À cela s’ajoutent les coûts de mise en oeuvre d’une telle opération qui seraient exorbitants.« Ça représente une jolie taxe pour les citoyens du secteur. À l’époque, il y en avait qui voulaient le faire et l’autre moitié qui ne voulait pas payer pour ça », ajoute-t-il. 

La Ville de Saint-Zotique procède cette année au dragage de ses canaux, mais le tout a été accordé grâce à un décret ministériel dans le cadre d'un programme décennal.

M. Bousez rappelle que ce n'est pas une mince affaire et que plusieurs juridictions sont impliquées, dont Pêches et Océans Canada, ainsi que les Premières nations, en plus du MELC. Les coûts varient de 100 000 à 250 000 dollars par année pour la municipalité voisine. 

Peu de canaux

Rivière-Beaudette ne possède que trois canaux sur son territoire, dont le canal Perron qui est privé. « Il faut faire attention aux interprétations. Les gens font parfois des adéquations avec Saint-Zotique et les canaux chez nous, prévient M. Bousez. La différence, c’est qu’ils ont des kilomètres de canaux et ils ont un bassin de population de 10 000 habitants, dont beaucoup sont riverains ».

Une taxe est alors perçue dans le secteur, mais pas du côté de Rivière-Beaudette étant donné le peu de canaux présents. 

M. Bousez dit néanmoins être au fait de la problématique. « On a vu qu’il y avait une plus grande prolifération d’herbes cette année », notamment dans le canal Perron, fait-il remarquer. 

Même s’il estime que la situation est actuellement désagréable pour les citoyens du secteur, ces plantes ne sont pas rendues au stade de problème majeur selon lui.

« Une opération cette année, c’est assurément non. Est-ce qu’on va finir par y arriver? Je pense que oui. C’est un dossier qu’on n'a pas rejeté du revers de la main, on essaie de trouver une solution qui soit envisageable », assure-t-il.

Une entente intermunicipale pourrait par exemple être réalisée avec Saint-Zotique, qui est « en bonne relation avec Rivière-Beaudette » pour la réalisation de ces travaux. 

M. Bousez dit aussi avoir discuté de ce sujet avant la pandémie avec la préfète de la MRC du Haut-Saint-Laurent et mairesse de Sainte-Barbe, Louise Lebrun, qui connaît la même problématique de son côté du lac Saint-François. 

Un été particulièrement sec

Selon le maire de la municipalité, la croissance des plantes aquatiques dans les canaux est principalement due au manque de mouvement d’eau dans la rivière Beaudette, en plus des pics de chaleur et le peu de précipitations survenues en début de saison. 

« Habituellement la rivière s’écoule vers le fleuve, mais cette année, c’est le fleuve qui maintient le niveau d’eau dans la rivière, ce qui fait que l’eau stagne un peu partout et favorise l’accumulation d’herbes », explique M. Bousez. 

Il ajoute que Rivière-Beaudette est aux premières loges des changements climatiques. « On est rendu-là malheureusement. Ça apporte son lot de complications pour les municipalités », déplore-t-il.

Avec la présence d'algues-bleues, toujours en hausse, la pollution et le déversement d'engrais dans les cours d'eau, les algues et plantes aquatiques ont tendance à se proliférer davantage. 

À lire également :

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