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22 février 2021 - 12:35 | Mis à jour : 13:46

Un premier échantillonnage démontre des taux de plus de 1000 ppm de CO2

La qualité de l'air dans les écoles de Vaudreuil-Soulanges sous surveillance

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

Alors que la montée des nouveaux variants de la COVID-19 apporte son lot d’inquiétudes et force la fermeture de plusieurs écoles en province, une question demeure: comment se porte la qualité de l’air dans les établissements scolaires de la région?

Bien que Québec ait demandé au réseau scolaire d’avoir complété les tests de qualité de l’air dans toutes les écoles d’ici le 22 mars, Néomédia a été en mesure d’en apprendre plus sur la situation dans Vaudreuil-Soulanges.

Pour avoir une idée de la situation, le Ministère a envoyé une directive aux centres de services scolaires et commissions scolaires de la province pour leur demander de mesurer le taux de dioxyde de carbone (CO2 ) dans quatre de leurs bâtiments (une école primaire, une école secondaire, un centre de formation pour adultes et un centre de formation professionnelle).

Ceux-ci devaient prendre des mesures dans au moins une école ventilée naturellement et une école ventilée mécaniquement. De plus, dans chaque école, des mesures devaient être prises dans au moins quatre classes représentatives du bâtiment.

Le CSSTL teste ses établissements

Ainsi, en décembre 2020, la concentration de CO2 a été évaluée dans 28 classes réparties dans sept écoles du Centre de services scolaire des Trois-Lacs (CSSTL).

Des tests ont été effectués dans les établissements suivants:  Centre de formation général aux adultes de l’Île-Perrot, l’École secondaire Soulanges, le Centre de formation Paul-Gérin-Lajoie, l’École primaire Saint-Michel, l’École primaire de Sainte-Marthe, l’École primaire Sainte-Madeleine et le pavillon Sainte-Trinité de l’École primaire du Papillon-Bleu.

Selon le rapport remis au gouvernement et dont Néomédia a eu copie, l’échantillonnage permet de constater que la majorité des classes visitées indiquaient des taux de CO2 sous la barre des 1000 parties par million (PPM) avant que les étudiants y prennent place.

Ces taux augmentent considérablement une fois les élèves à l’intérieur de la classe pour dépasser la norme qui est de 1000 ppm. « Ce qui est important de noter c’est que jusqu’à l’année dernière, le ministère de l’Éducation avait établi la norme à 2000 PPM. De son côté la CNESST a fixé la limite à 5000 », indique Sabrina Bruyère, Coordonnatrice du Service du secrétariat général et des communications du Centre de services scolaire des Trois-Lacs.

Plusieurs facteurs peuvent influencer le niveau de concentration de CO2 à l’intérieur d’une pièce. La température extérieure, la configuration de l’immeuble, la vitesse des vents, le nombre de personnes se trouvant à l’intérieur de la pièce en sont quelques exemples.

Exigences gouvernementales

Dans son document de référence sur la qualité de l’air dans les établissements scolaires, le ministère de l’Éducation (MEQ) fixe la valeur maximale de concentration de CO2 dans les locaux ventilés mécaniquement à 700 ppm de plus que la concentration dans l’air extérieur, mais sans dépasser 1000 ppm pour les nouveaux bâtiments.

Notez que la concentration moyenne de CO2 dans l’air extérieur est de l’ordre de 300 à 400 ppm, mais qu’elle peut atteindre 500 ppm dans certaines zones urbaines.

De manière générale, le MEQ recommande de respecter la valeur cible de 1 000 ppm dans les salles de classe. Selon le document rédigé par le CSSTL suite aux analyses de décembre dernier, le taux moyen de CO2 dans les classes est de 1 190 ppm. « Ce sont des résultats que l’on considère somme toute satisfaisants. Ceci étant dit, les établissements où nous avons constaté un taux plus élevé que la norme font l’objet de suivis plus serrés », laisse savoir Mme Bruyère.

Si l'on regarde les résultats moyens obtenus, on constate que l’ouverture des fenêtres a un impact positif significatif sur le niveau de dioxyde de carbone dans les classes ventilées naturellement. Cependant, cette pratique est tributaire de facteurs externes, de la collaboration des enseignants et, bien sûr, du confort des usagers.

Les basses températures extérieures lors des tests semblent avoir eu un impact sur la qualité du changement d’air, les fenêtres ayant été plus ou moins ouvertes selon les cas. « Il est important de souligner également que lors des tests, les habitudes des enseignants n’ont pas été changées. Par exemple, si le professeur n’a pas ouvert la fenêtre, durant ses heures de cours, nous ne l’avons pas ouverte pour eux », souligne Mme Bruyère.

Aux fins de la présente analyse, le MEQ a fixé des seuils de priorité pour le traitement des cas non conformes dépassant un taux de 1 000 ppm:

  • PRIORITÉ 1 : concentration de CO2 supérieure à 2 000 ppm : des mesures correctives immédiates doivent être mises en place pour corriger la situation ;
  • PRIORITÉ 2 : concentration de CO2 entre 1 500 et 2 000 ppm : des mesures correctives doivent être mises en place rapidement pour corriger la situation ;
  • PRIORITÉ 3 : concentration de CO2 entre 1 000 et 1 500 ppm : des mesures doivent être mises en place dans les meilleurs délais pour améliorer la situation.

Pas d'équipement spécialisé

Bien que la première analyse démontre des taux de concentration de CO2 généralement plus élevés que 1000 ppm, le CSSTL ne compte pas faire l’acquisition de purificateur d’air pour les locaux.

« Puisque nos résultats sont satisfaisants, il n’est pas dans les projets de faire l’acquisition d’appareils spécialisés en effet », indique la porte-parole. Des notes de service expliquant les règles à suivre ont été acheminées dans les écoles. Parmi ces règles, soulignons l’ouverture des fenêtres et des portes pour permettre une meilleure circulation de l’air. « Nous allons définitivement suivre la situation de près et poursuive les tests jusqu’à ce qu’on atteigne les normes gouvernementales », conclut Mme Bruyère.

 

 

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