Campagne Mettons un X sur la violence en milieu scolaire
« La violence ne naît pas à l'école, elle s'y invite »
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Les représentants du Syndicat de Champlain étaient présents à l'Assemblée nationale le jeudi 26 février pour réclamer des changements sur la gestion des cas de violence dans les écoles. Avec plus de 2 400 cas de violences enregistrés localement dans les dernières années, le syndicat affirme que les solutions existantes pour les contrer ne passent pas le test du réel. Ils ont quitté la Capitale-Nationale avec une bonne nouvelle.
Rappelons que la campagne « Mettons un X sur la violence en milieu scolaire » bat actuellement son plein. Dans le cadre de celle-ci, une délégation de différents syndicats d'enseignement s'est rendue à l'Assemblée nationale le 26 février pour décrier la violence systémique vécu par le personnel dans les écoles.
Selon Jean-François Guilbault, président du Syndicat de Champlain qui représente les enseignants du centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands, la campagne et la visite à Québec ont été rendues nécessaires par le processus de traitement des déclarations des déclarations des cas de violences par le ministère de l'Éducation.
En fonction de ce cette procédure, lorsqu'un geste de violence est déclaré, le premier critère d’évaluation par lequel il devra passer est celui de déterminer si l’action commise était intentionnelle ou non. Pour le représentant syndical, cette première évaluation n'a pas lieu d'être. « On culpabilise l'enseignant dès le départ alors que l'on va essayer d'expliquer le geste de l'élève. Ça crée un cercle vicieux puisqu'aucune conséquence n'est appliquée en bout de ligne », postule Jean-François Guilbault.
Une violence systémique
Pour celui-ci, il ne fait aucun doute que le Québec vit des enjeux de violence systémique qui se transposent par la suite à l'intérieur des murs des écoles. « La violence ne nait pas dans les écoles, elle s'y invite, lance l'intervenant. On doit réfléchir aux modèles qu'ont les jeunes dans un sens plus large. La violence vient de là. C'est un enjeu systémique ».
C'est dans ce contexte, selon lui, que les solutions proposées jusqu'à présent ne passe pas le « test de la réalité. »
Un bon premier pas
Les représentants syndicaux ne sont toutefois pas repartis de Québec bredouille. En effet, après avoir été invités par Pascal Bérubé, député du Parti Québécois, les membres des syndicats ont vu l'Assemblée nationale adopter une résolution pour la tenue d'une enquête nationale de la violence scolaire.
« C'est un bon premier pas », conclut Jean-François Guilbault.
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