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23 novembre 2021 - 08:00

25e anniversaire de la Loi sur l’équité salariale

Les syndicats de la CSQ de la région réclament une loi avec plus de mordant!

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

À l’occasion du 25e anniversaire de la Loi sur l’équité salariale, les syndicats de la région de Vaudreuil affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) se mobilisaient le lundi le 22 novembre pour demander au gouvernement de réviser la Loi.

Dès 16h, des membres du Syndicat de l’enseignement de la région de Vaudreuil (SERV) ainsi que des membres du Syndicat du personnel de soutien des Trois-Lacs (SPSTL) étaient aux abords du boulevard Harwood pour une action de visibilité, et cela, jusqu’à 18h.

« L’équité salariale est un principe phare de notre société : c’est un droit fondamental. Même si plusieurs avancées ont été réalisées, on constate que l’équité salariale n’est toujours pas atteinte. Vingt-cinq ans plus tard, il est clair que la Loi manque de mordant », soutient Mme Véronique Lefebvre, présidente du SERV.

M Eric Vézina, président du SPSTL ajoute : « Le personnel de soutien scolaire comprend 81 classes d’emploi. Malgré qu’on soit dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre jusqu’ici inégalé, 70% de nos membres occupent encore un emploi précaire. La majorité d’entre eux sont des femmes ».

Après une bataille juridique de neuf ans ayant mené à une décision de la Cour suprême demandant au gouvernement de modifier la Loi, nous voilà repartis pour quelques années de contestation puisque certaines modifications faites en avril 2019 sont, de notre point de vue, discriminatoires.

« Remplacer un ajustement salarial par une somme forfaitaire, ce n’est pas atteindre l’équité salariale. Nous revendiquons une révision de la Loi afin de retirer les sommes forfaitaires, de corriger les écarts salariaux rétroactifs à la date de l’événement et de s’assurer de payer toutes les sommes qui sont dues à des milliers de femmes du Québec », ajoute Mme Véronique Lefebvre.

« Les secrétaires d’écoles ou de centres de services, les techniciennes en service de garde et celles en administration ont attendu les sommes dues dans le dossier des plaintes sur le maintien de l’équité salariale 2010 pendant plus de 11 ans. Les gouvernements se sont succédés sans jamais prendre le temps de régler la situation, vu l’importance des montants en jeu. La situation ne doit pas se répéter pour le maintien 2015, ni pour celui de 2020 » conclut Eric Vézina, président du Syndicat du personnel de soutien SPSTL-CSQ.

La discrimination systémique fondée sur le sexe à l’égard des personnes qui occupent des emplois dans des catégories à prédominance féminine n’avait pas sa place il y a 25 ans, et elle l’a encore moins en 2021. C’est pourquoi les membres de la CSQ seront en action dimanche et lundi, aux quatre coins du Québec, afin de rappeler haut et fort que ce dossier est prioritaire pour les dizaines de milliers de travailleuses québécoises qui revendiquent un salaire équivalent et, surtout, la reconnaissance à sa juste valeur de leurs emplois.

La Centrale a également interpellé les partis politiques provinciaux afin que la révision de la Loi soit incluse dans les plateformes électorales en vue de la prochaine élection. Les 125 députés de l’Assemblée nationale ont aussi été interpellés par la CSQ à ce sujet.

« Ne faisons pas les choses à moitié, faisons l’équité salariale correctement », affirme Mme Isabelle Gariépy, vice-présidente du SERV.

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