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10 juin 2021 - 08:00 | Mis à jour : 09:10

Syndicat du personnel de soutien des Trois-Lacs

Équité salariale: les femmes membres du SPSTL obtiennent gain de cause

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) annonce que, la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), dont fait parti le Syndicat du personnel de soutien des Trois-Lacs, a convenu, ce mercredi d'une entente avec le gouvernement du Québec qui permet de mettre en application le rehaussement des rangements et la reconnaissance de la valeur des emplois de secrétaire d'école et de centre ainsi que des techniciennes en service de garde.

La FPSS-CSQ, qui a été la première organisation syndicale à revendiquer une meilleure reconnaissance du travail de ces femmes, se réjouit de la conclusion de cette entente majeure avec le gouvernement du Québec dans le dossier des plaintes de maintien d'équité salariale de 2010 concernant ces catégories d'emploi.

Cette entente, qui touche plus de 5 000 salariées et salariés, dont une vaste majorité de femmes, permet d'obtenir réparation après plus de 10 ans de revendications de la CSQ.

« Cela fait plus de 10 ans que notre centrale syndicale CSQ revendique auprès du gouvernement une reconnaissance du travail pour de nombreuses travailleuses et travailleurs qui occupent des emplois à prédominance féminine. La présente entente concerne seulement, les secrétaires d’écoles, des centres de formation et les techniciens en service de garde. On peut se réjouir de cette entente qui permet de régler certaines plaintes en équité salariale, mais il reste encore plusieurs femmes qui attendent encore un règlement dans leur dossier de maintien pour les années 2015 et 2020 », a laissé savoir le président de la cellule syndicale locale, Éric Vézina. Ce dernier tient d’ailleurs à préciser que cette annonce n’est aucunement en lien avec les négociations qui sont en cours.

« Il importe de préciser que l’entente concerne environ une trentaine de secrétaires et une trentaine de techniciens en service de garde. Il faut également comprendre que tous les employés qui ont occupé ces emplois depuis 2010 ont droit à l’entente ce qui inclut notamment les employés qui ont quitté pour la retraite ou qui ont quitté leur emploi », ajoute le président.

De son côté, le président de la FPSS-CSQ, Éric Pronovost, confirme que l'entente avec le gouvernement du Québec constitue un geste important de reconnaissance à l'endroit des membres de la CSQ, mais particulièrement des femmes du Québec. « En dépit de l'adoption de la Loi sur l'équité salariale à la fin des années 90, plusieurs corps d'emploi occupés majoritairement par des femmes, comme les secrétaires d'école et de centre et les techniciennes en service de garde, n'étaient pas reconnus à leur juste valeur. Enfin, il était temps que le gouvernement du Québec rende justice à ces milliers de femmes », reconnaît-il.

Malgré l'importance de l'entente, la CSQ spécifie que des milliers plaintes de maintien de l'équité salariale 2010 restent toujours à régler. « Des milliers de travailleuses issues des autres fédérations de la CSQ attendent toujours une réparation des préjudices financiers qui leur ont été portés sur la seule base qu'elles étaient des femmes. Tant que l'équité salariale ne sera pas atteinte, la CSQ continuera de porter la voix des femmes du Québec qui méritent d'être reconnues à leur juste valeur pour le travail accompli », souligne la présidente de la CSQ Sonia Ethier.

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