Au Musée régional de Vaudreuil-Soulanges jusqu'au 19 décembre
Après des mois d'errance, l'exposition Contamination culturelle se pose
C’est ce jeudi 13 novembre que le Conseil des arts et de la culture de Vaudreuil-Soulanges (CACVS) tenait le vernissage de l’exposition Contamination culturelle. Pour la toute première fois depuis sa mise en place, l’exposition itinérante extérieure se transporte jusqu’à l’intérieur du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges.
Les intéressés à découvrir les dix œuvres des artistes de l’édition 2025 de cette démarche artistique peuvent le faire jusqu’au 19 décembre en se rendant au cœur de l’institution muséale. Les artistes qui ont créé une œuvre autour de la thématique de la fête sont: Agnès Robin, Akorana, Catherine Leroyer, Diane Collet, Fabienne Legrand, Isabelle Parson, Johanne Michell, Nathalie Plouffe, Philippe Corriveau (Tofuphil) et Zoé Boivin.
L'édition 2025 de Contamination culturelle est rendue possible grâce au CACVS et au soutien de la Fondation Hormisdas Pilon.
Au cours des derniers mois, les œuvres ont été exposées dans trois festivals extérieurs qui se tenaient sur le territoire régional, soit au Festival Nautique à Les Coteaux\Coteau-du-Lac, au Festi-Ouest de Saint-Lazare et au Festival de la SOUPE de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot.
« Ici, on peut admirer les originaux des œuvres présentées lors de l’exposition itinérante des derniers mois. C’est la première fois qu’on tient une exposition intérieure avec les œuvres itinérantes présentées dans le cadre de Contamination culturelle. On trouvait intéressant d’offrir au public intéressé l’opportunité de voir les œuvres dans leur format original et d’en saisir toute la matérialité», indiquait Nadine Maltais, directrice générale du CACVS.
Puisque Contamination culturelle prend place à l’extérieur et que l’exposition est exposée aux éléments météorologiques, il est impossible d’exposer les œuvres originales lors de celles-ci.
« Jusqu’à la mi-décembre, on donne accès à cet ultime volet de Contamination culturelle dont le but premier est de faire réfléchir et ressentir sur la thématique annuelle. Cette démarche artistique porte ce nom, car on veut rappeler que la culture peut se propager de façon positive et rapprocher la population », ajoutait-t-elle.
C’est donc dans un décor tout en simplicité que les dix œuvres sont présentées, accompagnées par trois photos des installations extérieures 2025 de l’exposition Contamination culturelle prises par Josiane Farand. « On a ramené la structure de bois et le panneau dévoilant les artistes et lieux participants à l’intérieur pour faire le lien avec l’exposition extérieure. Le décor est tout en simplicité et l’ambiance est teintée par la fête qu’on peut qualifier de moment suspendu où tout est possible et d’espace de partage et de joie », expliquait-elle lors du vernissage qui a réuni une trentaine de personnes dont les artistes qui sont partie prenante du projet.
Un arbre de carton pour enjoliver le décor
Les visiteurs qui iront contempler l’exposition Contamination culturelle 2025 auront aussi l’opportunité d’admirer l’œuvre d’un artiste de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Antoine Mailloux. Ce dernier a confectionné un arbre de carton pour égayer le décor du Musée régional.
Boursier du Conseil des arts et de la culture de Vaudreuil-Soulanges dans le passé, Antoine a travaillé sur plusieurs projets artistiques au cours des dernières années. Il a notamment contribué à embellir l’une des tables du restaurant Patate & Persil de Vaudreuil-Dorion.
« Je l’ai rencontré récemment et on a discuté du vernissage de ce soir et il m’a dit qu’il souhaitait réaliser une œuvre spéciale et en faire don au Musée régional. Tout s’est fait rapidement et on peut admirer le résultat ce soir », confiait la nouvelle commissaire du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, Jessandra Guindon.
L’œuvre est confectionnée à partir de carton et chaque branche est facilement démontable pour faciliter son transport. « J’ai passé une soixantaine d’heures sur sa création, grosso modo. J’ai commencé à travailler cette matière dans ma jeunesse et je me suis familiarisé avec la manière de la plier et de la manipuler. Plus les années avançaient, plus je prenais de l’assurance avec le carton et j’ai même construit une reproduction de la Statue de la Liberté et du Lapin dans Alice au pays des merveilles. À l’intérieur, j’ai placé une poubelle remplie de ciment pour faire une base solide. Heureusement, elle ne pèse pas trop lourd. Les branches sont facilement démontables et j’ai même incorporé une poignée pour faciliter un meilleur transport», concluait le jeune artiste à Néomédia.

