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Entrevue avec celle qui incarne Zoolloux

Entre école et clownerie, Amélie Grefford jongle avec deux passions

durée 17h00
19 octobre 2025
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Du lundi au vendredi dans la journée, Amélie Grefford, native de Vaudreuil-Soulanges et résidente de Pincourt, est une technicienne en éducation spécialisée au sein du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys à Montréal. Le soir, les fins de semaine et durant la période estivale, elle se transforme en Zoolloux son alter ego : un clown âgé de 5 ans.

Comment devient-on clown? Est-ce que la profession a évolué au fil des ans? Comment sont perçus ces personnages dans cette époque où les films d’horreur sont choses communes? Pour répondre à ces questions, Néomédia s’est entretenue avec Mme Grefford qui entame sa 21e année de pratique de ce métier peu orthodoxe.

« Après mes études secondaires au Collège Bourget, je me suis inscrite en technique de loisirs, un parcours d’études que j’ai suivi de 1999 à 2002.Dans mon cursus scolaire, j’avais un cours de sculpture de ballons, un art que je maîtrise encore aujourd’hui dans mes animations. C’est à cette époque que j’ai eu la piqûre pour l’animation et le métier de clown. En 2006, je me suis jointe à une entreprise d’animations qui comptait plusieurs personnages comme Miss bonbons, Maxou et Étincelle dans ses rangs.  Je suis toujours employée par cette entreprise à ce jour . J’offre des services d’animation, mais aussi de maquillage lors d’évènements publics », résume-t-elle.

Un alter ego

Une des premières apparitions de Zoolloux a été pour divertir la clientèle autistique de laquelle Amélie prend soin comme technicienne en éducation spécialisée.

« Quand j’enfile mon costume de Zoolloux, je deviens une fillette de 5 ans qui s’émerveille devant toutes les choses de la vie, qui rit fort et qui prend de la place. Je suis comme ça dans la vie aussi. Je crois qu’être Zoolloux me permet d’être moi tout simplement. C’est vraiment un côté de ma personnalité », explique-t-elle.

Ses périodes les plus occupées sont au printemps, à l’été de juin à août et en novembre et décembre. « Je me rends chez les gens ou dans des entreprises pour animer la fête de fin d’année ou occuper les enfants pendant les festivités. Je maîtrise plusieurs canevas de maquillage, ce qui fait le bonheur des tout-petits. Je fais aussi des tatouages qui durent de trois à cinq jours. Je peux aussi animer des ateliers de confection de bijoux comme des colliers ou des bracelets. »

Un costume qui a évolué

Qu’est-ce qui a changé depuis sa première personnification de Zoolloux? Son maquillage est moins complexe. Au début, tout son visage était blanc, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Au fil du temps, son style s’est coloré, tant dans son costume que dans son visage.

« Au début, c’était plus Ronald McDonald. Aujourd’hui, mon maquillage s’est allégé et mon costume aussi. J’ai chaud plus rapidement (rires), alors je n’ai pas eu le choix de trouver des solutions avec le temps. Zoolloux a une robe violette qui est devenue un pantalon et un chandail. Même chose pour la perruque. Elle a été remplacée par un serre-tête ou des broches de fleurs qui me donnent moins chaud (rires). »

Ces changements découlent aussi de la perception des clowns dans la société, notamment avec l’avènement important des films d’horreur qui ont gagné en popularité dans les dernières décennies. « Certains enfants vont se cacher quand ils m’aperçoivent. Mais mon objectif est toujours de détendre l’atmosphère et de faire en sorte qu’ils s’amusent. C’est aussi pour ça, je crois, que les costumes et les maquillages des clowns se sont colorés et adoucis…pour faire moins peur. »

Un 2e emploi ou une passion?

Pour incarner Zoolloux, Amélie Grefford est prête à rouler plusieurs kilomètres. Elle a déjà eu des clients jusque sur la Rive-Nord de Montréal, à Saint-Eustache. Plus près de nous, elle a participé au Festival de cirque de Vaudreuil-Dorion, à la Journée des pompiers de Pincourt et à d’autres célébrations locales.

Pour elle, faire le clown est une passion. « Ma paie est de voir le sourire des enfants sur leur visage quand ils me voient. J’essaie toujours de les pousser à être créatifs et à exprimer ce côté d’eux. C’est un beau métier. Mes enfants Méliane et Théodore me suivent dans cette aventure folle. Ils m’assistent parfois et ils veulent aussi être des clowns! La relève est là! », conclut-elle.

On peut joindre Amélie Grefford via les réseaux sociaux sur sa page Facebook personnelle. 

 

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