Nous joindre
Publicité

La Fille et son anxiété

Lettre à toi, ma fille qui grandit trop vite

Lettre à toi, ma fille qui grandit trop vite
Photo: Courtoisie

Je te regarde dormir et je réalise que tu n’es plus un bébé. Automatiquement, le cœur me serre et l’angoisse me prend les tripes. Serais-je capable de te laisser aller ? Serais-je capable de t’accompagner dans les prochains défis de ta vie ?

Je ne sais pas. Mais ces questions tournent en boucle dans ma tête. Pour être honnête avec toi, je ne suis pas prête. Pas encore. Laisse-moi encore un peu de temps. La vie va ben trop vite. J’étouffe.

Ma fille, l’école le secondaire est proche

Bientôt, tu voleras de tes propres ailes. L’étape du secondaire est bientôt arrivée. Tu as si hâte, tu en es belle à voir. Parallèlement, de mon côté, le cœur me serre juste à y penser. Bien non, tu ne peux pas être rendu-là ! Hier encore, j’accouchais…

Ton regard a soif d’indépendance. Ton discours est tellement mature. Tu as 11 ans et je découvre peu à peu la personne extraordinaire que tu deviendras. La fierté me gonfle le thorax. Alors, de quoi ai-je si peur ? Ma fille, j’ai la peur au ventre

Toutes mes réflexions mènent à cette conclusion. Bientôt, tu n’auras plus besoin de moi. C’est rough ! Tu auras acquis le nécessaire pour foncer avec tes propres convictions et tes propres idées. C’est le but, j’en suis parfaitement consciente.

Mais notre relation changera. Je ferais tout pour qu’elle évolue positivement. Pour que je reste tout de même une référence dans ta vie. Mais ce sera à toi de décider. Mais sache que je serais toujours derrière toi pour te regarder avancer.

Tu me diras : maman ! Relaxe, je n’ai que 11ans ! Tu as bien raison, ma fille. C’est plus fort que moi, j’anticipe. Ton premier jour à l’école des grands ou ton premier voyage scolaire, oh mon dieu, je vais devoir te laisser faire tellement de choses… Ishhh, Ma fille, j’ai du travail à faire.

Je suis consciente, j’ai du travail à faire ma fille. Jour après jour, j’évolue dans le but de te laisser l’espace que tu as besoin pour t’épanouir sainement. Je veux que tu grandisses en sécurité et non avec une anxiété constante.

Tu es une petite fille pleine de ressources et je t’apprendrais à les exploiter. Je te fais confiance, n’en doute jamais. Ce que je te projette ce sont mes propres incertitudes. Mes peurs apprises face à la vie. Et ma plus grande crainte, c’est de te les transmettre.

S’il y a ben quelque chose que je ne veux pas que tu apprennes, c’est vivre sous la peur. Je ferais un pas à la fois main dans la main avec toi. Ma fille, je ne suis pas prête à te voir grandir, mais fais-le tout de même. Amuse-toi et vois la vie comme un beau grand jardin de fleurs. Empêche-toi pas de les cueillir malgré les abeilles.

Rêve et rêve grand. Tu as le droit d’espérer le meilleur et je suis certaine, tu y arriveras. Mes inquiétudes seront là, mais ne les écoute pas. Fonce, tombe et trompe-toi. Je serais toujours là par la suite pour t’aider à te relever.

RECOMMANDÉS POUR VOUS

L’autorégulation émotionnelle
ChroniquesPublié hier à 18h00

L’autorégulation émotionnelle

L’autorégulation émotionnelle Réguler, ce n’est pas se taire, c’est ne plus être emporté La plupart des adultes ont un minimum de capacité d’autorégulation : si vous arrivez à fonctionner en société, c’est que vous avez développé une certaine maîtrise de vous-même. Souvenez-vous quand vous étiez jeune, et que vous tapiez du ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Reconnaître ce qu’on ressent
ChroniquesPublié le 7 septembre 2026

Reconnaître ce qu’on ressent

Reconnaître ce qu’on ressent On ne peut pas transformer ce qu’on n’arrive pas à nommer  La première fois que j’ai mis des mots sur ce que je vivais, j’avais quatorze ans. Pendant la guerre, il y avait parfois des moments de répit. On descendait alors dans la cave, ma grand-mère et moi, pour nettoyer et faire de la place, afin ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Nous avons tous une cave
ChroniquesPublié le 31 août 2026

Nous avons tous une cave

Dans toute équipe, dans toute famille, il y a des moments où tout le monde ressent la même chose et où personne ne le dit. On appelle ça de la discrétion, parfois de la protection. J’ai appris très tôt que ça ne fonctionne pas comme ça. Vous entrez dans une réunion de bonne humeur. Une heure plus tard, vous en ressortez tendu, sans trop ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Alexandra Loiselle-Goulet