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Par Alexandra Loiselle-Goulet du blogue La fille et son anxiété

Réveille fille ! T’es parfaite.

Réveille fille ! T’es parfaite.
Photo: Courtoisie

Ah les maudits magazines ! Ah les actrices avec leur corps de déesses ! Ah les standards élevés de la société ! Avoue que c’est ce qu’on se dit toutes pour justifier le fait que nous ne sommes pas en symbiose avec notre apparence. Mais sérieusement, réveille fille, t’es parfaite.

Laisse-moi te raconter une petite histoire. Mon histoire, en fait. Je joue au yoyo avec mon poids depuis que j’ai l’âge de 15 ans. C’est long, 29 ans, à détester ton enveloppe corporelle, crois-moi (bon, si tu fais le calcul vite, tu sais maintenant que j’ai 44 ans). J’ai toujours jalousé les autres, je n’avais aucune confiance en moi et en plus, je mangeais pour remplir le vide. Un beau cocktail santé-mieux-être non ?

Pour te dire vrai, je n’ai jamais vraiment cru que ma vie pouvait en être autrement. Que je pourrai un jour changer mon mindset vis-à-vis mon apparence ! Je m’étais résignée à croire ce qu’on m’avait toujours dit. Tu es ronde, tu devrais arrêter de manger. Bien oui, bête de même. Donc, avec mon petit trouble d’opposition, j’ai toujours fait le contraire. J’ai mangé… jusqu’à m’écœurer. Ne me juge pas, je le fais très bien moi-même.

Un jour, sans crier gare, LA claque qui me fallait, arriva. 

Malgré ma faible estime de moi, je me suis mariée et j’ai eu un enfant. Tu me diras : c’est quoi le rapport ? J’ai longtemps pensé que je n’y arriverais pas. Que personne ne voudrait de moi ! Et pourtant, j’ai eu cette chance, bien dans mon cas, c’est une chance. J’ai une petite fille merveilleuse. Cet enfant me rend meilleure. Cet enfant me pousse à aimer la vie et surtout à m’aimer.

Un matin, il ya un bout de ça, je suis dans la chambre de ma cocotte et elle me lance : regarde maman, comme j’ai un gros ventre. Wash !

Pardon ? Figée sur place, je ne sais pas quoi faire, alors je me suis mise à crier : ma puce ! Ne dis plus jamais ça ! Tu es si belle ! Tu es parfaite comme tu es. J’ai pleuré devant elle. La cage thoracique me faisait mal. La tête me tournait. Comment un enfant de 4 ans peut dire une chose pareille ? Surtout, qu’elle n’en a pas du tout de ventre !

J’ai osé lui demander pourquoi elle disait ça. 

Tout bonnement, de sa belle naïveté, ma beauté m’a dit : maman, je t’entends souvent dire que tu es grosse. Mais moi, je te trouve belle. Alors moi aussi, je suis grosse alors, je serais belle.

Tout ça est de ma faute. MA faute. J’étais sans mot.

À ce moment précis, j’ai su que je devais changer, que je devais apprendre à m’aimer.  

Ce n’est pas facile, je travaille encore là-dessus des années plus tard. Mais je sais que je suis en processus. Cependant, avec ses dures paroles, ma fille a changé ma vie.

Ben oui, j’aimerais que le bourrelet ne soit pas là. Mais so what! Je veux apprendre à vivre avec lui. Je souhaite focaliser sur ce que j’ai de beau ! Mes lèvres sont charnues, mes yeux sont grands et pétillants, mon sourire est sympathique et j’en passe. Je ne laisserais personne me dire le contraire. Je suis belle à ma façon, c’est touteeee !

Dans les prochaines années, je souhaite prendre ma santé en main. Manger quand j’ai réellement faim, bouger pour le plaisir d’être entre amis et en famille et aller au gym. Pis te t’en fait pas, je ne fais ni diète ni un méga programme au gym. Je m’amuse, un point, c’est tout.  Et ce sont des comptes Instagram de filles géniales comme : Mel Tacos, Sonia Tremblay Jessica Desrosiers et Charlyne Carrier entre autres, qui m’ont inspiré à accueillir la personne unique que je suis. Allez les suivre si vous avez envie !

Tu mérites de t’aimer comme tu es.

Personne ne doit avoir assez d’emprise sur toi pour te faire accroire que tu n’es pas parfaite comme tu es. Personne ne doit avoir assez de pouvoir pour te démolir. La vie, c’est beau et les imperfections ne font qu’ajouter du piquant. Regarde-toi comme il faut dans le miroir. Tu verras que j’ai raison. Prends le temps de bien t’observer. Souris, tu remarqueras tout le charme et la beauté que tu dégages. Je te le jure, s’aimer, c’est le plus beau des cadeaux.

Par quel petit pas peux-tu commencer pour démarrer ta transformation intérieure ?

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