Sommes-nous rendus là ?
L'effet de biais
Une vidéo tourne sur les réseaux sociaux depuis le début de la semaine. On vous invite à écouter celle-ci avant d’entreprendre votre lecture.
Dans cet extrait d’une minute trente, on voit une jeune femme adulte trisomique, dans une séquence rapide de divers contextes de vie, sous l’angle de deux perspectives.
On dit que « La pensée crée » ! Eh bien, cette séquence crée un impact d’envergure démontrant clairement l’effet des biais sociaux et cognitifs.
Est-ce que le fait qu’une personne vit plus ou moins de défis, qui nécessite de mobiliser plus ou moins d’efforts vers ses objectifs, peut faire preuve d’autodétermination ? Et éventuellement les atteindre ?
À quoi compare-t-on l’atteinte d’objectifs ou même encore le rythme dans l’actualisation de nouvelles connaissances ? Existe-t-il une charte humaine de comparaison ? Une charte qui nous indique le temps approprié de conduite vers un objectif. Une charte qui nous souligne le rythme que l’on devrait maintenir. Un pro forma des stratégies que nous avons le droit d’utiliser et en quelle quantité ? Une règle établie du fait que nous n’avons pas droit à l’erreur ou de tracer notre propre plan d’action ?
Sommes-nous rendus là ? Une communauté qui porte un jugement sur comment chacun déploie son potentiel. Le « Qui », chacun a le droit d’être ? Avons-nous oublié que nous sommes tous des ressources humaines œuvrant à la construction de nos communautés et que celles-ci sont grandement limitées ?
Et si nous nous ouvrions à des sociétés plus inclusives et que nous étions tous des humains à part entière ? Et si nous participions à l’évolution humaine, ce grand projet de communautés inclusives, sous l’angle de l’autodétermination.
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