Dépôt d'un mémoire avec la FCCQ
Budget du Québec: la CCIVS fait sa liste d'épicerie
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Dans une optique d'assurer la compétitivité des entreprises québécoises, la Chambre de commerce et d'industrie de Vaudreuil-Soulanges (CCIVS) demande au gouvernement du Québec de baisser leurs impôts dans le cadre du budget à venir. Elle co-signe ainsi le mémoire prébudgétaire 2026-207 de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).
En plus de cette baisse fiscale, la CCIVS demande une relance marquée des investissements pour des projets d'infrastructures publiques.
« Pour relancer l’investissement et redonner de l’élan à notre économie, le prochain budget doit envoyer un signal clair : alléger significativement le fardeau fiscal des entreprises et remettre en marche, sans délai, les projets d’infrastructures actuellement sur pause. À la CCIVS, nous remettrons aussi ces enjeux au cœur de l’actualité lors de notre prochain colloque sur les grands dossiers en transport, afin de mobiliser les décideurs autour de solutions concrètes et d’accélérer les projets qui améliorent réellement la fluidité, la sécurité et la compétitivité de notre région. Enfin, la CCIVS réitère son appui à l’initiative régionale pour faire reconnaître la MRC de Vaudreuil-Soulanges comme région d’exception relativement au PEQ, afin de maintenir l’attraction et la rétention de talents dont nos entreprises ont un besoin urgent », affirme Frédérick Perrier, directeur général de la CCIVS.
Les responsables de deux regroupements signalent que la guerre tarifaire avec les États-Unis a généré des impacts majeurs sur les investissements et la croissance économique au cours de la dernière année. Selon les prévisions, le PBI devrait croître de 1,1 % en 2026 après une variation positive de 0,9 % en 2025. En contrepartie et en réaction au contexte géopolitique, les investissements des entreprises ont reculé de 1,2 % en 2025.
« Alors que les juridictions concurrentes favorisent de plus en plus leurs entreprises, le Québec doit réformer ses pratiques en matière d’accès aux marchés publics. La fin du critère du plus bas soumissionnaire est plus urgente que jamais pour y parvenir. Les restrictions sur les travailleurs étrangers temporaires, l’abolition du PEQ et la baisse des seuils d’immigration forcent des entreprises à refuser ou annuler des contrats, mettre leurs investissements sur pause, réduire leur production ou abandonner des projets de recrutement. Une clause de droits acquis pour les travailleurs étrangers déjà en emploi et un rehaussement des seuils d’immigration permanente sont nécessaires, sans quoi la réalisation des projets d’infrastructures notamment, sera compromise », soulignent les représentants de la CCIVS et de la FCCQ.
Reste à voir sur le ministre des Finances Éric Girard se rangera aux arguments des deux groupes.
