Défi OSEntreprendre
D'un projet pour « voir » à une reconnaissance nationale
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Qui n'aime pas les Lego? Pour Maxime Couture de Saint-Zotique, son amour des blocs de construction s'est transformé un projet d'entreprise qui prend des dimensions qui n'ont rien de miniatures. Voilà maintenant que l'entreprise qu'il codéveloppe avec son père se retrouve finaliste au Défi OSEntreprendre.
En effet, le Magasin de Brique à Dan se retrouve parmi les finaliste de la catégorie Commerce du volet Création d'entreprise du Défi OSEntreprendre. Ces briques, on l'aura compris, sont celles qui composent des assemblages Lego.
Le sous-sol de la résidence familiale de Maxime Couture, étudiant en gestion au Cégep de Valleyfield, est une mine d'or ou de jalousie pour quiconque à une passion pour les fameuses briques. Avec son père, le jeune homme développe une plateforme d'achat et de vente de Lego de seconde main. Les deux entrepreneurs ne font pas que se charger de la transaction: ils s'assurent de vérifier, trier et nettoyées toutes les pièces qui passent en leur possession avant d'être remises en vente. Cette partie de la tâche est d'ailleurs la plus prenante du processus puisque Maxime classe les morceaux individuellement par type.
Ainsi, les commandes reçues sont autant pour des pièces à l'unité que pour des ensembles complets. Les commerces des deux résidents de Saint-Zotique se démarque, au-delà du Défi. En effet, le Magasin de Brique à Dan figure parmi le premier décile des vendeurs au Canada.
Choc des générations
Maxime ne fait pas trop de cachette: les clients qui déposent les plus grosses commandes sont souvent des hommes de 40 à 50 ans qui sont un brin nostalgique et qui se mettent à la recherche d'ensembles rétro.
Pour le jeune entrepreneur, ce genre de statistiques est crucial. L'étudiant valide ses instincts et les démarches qu'il a déjà entreprises au gré du contenu de ses cours. « Souvent, je me rends compte que ce que j'ai fait par moi-même est la meilleure approche », lance-t-il, non sans fierté.
Pour lui, l'entreprise vise deux grands pans de sa vie. D'une part, sans surprise, il a une passion pour la Lego, transmise par son père dès son plus jeune âge. De plus, il cherchait à développer un projet afin de confirmer qu'il est dans sa place dans le monde de la gestion. Pour l'heure, tout semble positif.
Il souhaite aborder son bagage et son ouverture sur les nouvelles méthodes de faire afin d'amener son commerce « le plus loin qu'il puisse aller », explique Maxime.
Bâtir vers le haut
Il devra d'ailleurs apporter des réponses à un enjeu qui devient de plus en plus important pour lui et son père: la gestion de l'inventaire.
Si la caverne d'Ali Baba des deux hommes contient présentement 170 000 pièces uniques, le garage de la résidence en cache au autre million, qui attend d'être classé. Or Maxime aimerait pousser ce total à quatre ou cinq millions dans les prochaines années.
« Je veux développer une nouvelle technique de classement avec les technologies qui se développent pour mieux gérer ça », souligne-t-il.
Un prix au Défi lui permettrait non seulement d'obtenir un coup de pouce pour structurer le développement mais aussi en visibilité.
Maxime sera fixé le 10 juin, lors du Gala des Grands Prix Desjardins du Défi OSEntreprendre.
