Un fondateur est aussi président de l'Union québécoise des microdistilleries
Prêts-à-boire dans les épiceries: La Distillerie 3 Lacs est prête
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Samuel Poulin, député de Beauce-Sud et ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes entreprises, annonce la fin du monopole de la SAQ pour la vente des produits alcoolisés prêts-à-boire. En effet, les distilleries pourront désormais vendre leurs productions dans les épiceries. Satisfait de la décision gouvernementale, Nicolas Bériault de la Distillerie 3 Lacs souligne que beaucoup de travail reste à faire.
Rappelons que Nicolas Bériault a été élu président de l'Union québécoise des microdistilleries en janvier 2025.
Il accueille avec optimisme la nouvelle ouverture. « Nous passons de 400 points de vente à 7500 à la grandeur de la province », image-t-il. Il admettait au moment de la discussion ne pas avoir les fins détails de la modification législative.
« On ne sait pas si la SAQ continuera de servir comme distributrice. Si c'est le cas, ça affectera le prix de nos produits vendus en épicerie puisque nous devrons y ajouter une majoration pour compenser des frais versés à la SAQ. Nous avons hâte de savoir », souligne le fondateur de la Distillerie 3 Lacs située à Salaberry-de-Valleyfield.
Prêts à entreprendre les prochaines étapes
L'entrepreneur demeure rationnel face à la nouvelle réalité pour les entreprises de son secteurs. « Nous nous y préparions même si nous ne savions pas exactement quand et si le gouvernement trancherait. C'est sûr que ça va représenter plus de production mais on y va un pas à la fois. On ne passe pas du jour au lendemain de 400 à 7000 points de vente, tempère-t-il. Nous devons d'abord faire le démarchage auprès de chacune des chaînes. Dans certains cas, nous devrons rencontrer des propriétaires individuels. »
Dans une perspective locale, il admet que cette phase de démarchage est plus facile pour son entreprise dans la grande région de Vaudreuil-Soulanges et de Beauharnois-Salaberry. « Chaque distillerie vit un peu cet avantage de proximité. Les consommateurs de partout au Québec sont attachés à ce qui se fait près de chez eux. Le monde des microdistilleries est très compétitif », explique Nicolas Bériault.
