Nous joindre
X
Rechercher
Publicité
Présenté par

Un salaire minimum trop élevé pourrait devenir un obstacle à la persévérance scolaire.

Le salaire minimum n’est pas la solution à la pauvreté

durée 06h00
5 février 2019
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jessica Brisson
Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

La Chambre de commerce et d’industrie de Vaudreuil-Soulanges (CCIVS) estime que la hausse de 0,50 $ de l’heure du salaire minimum, annoncée par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, s’ajoute aux impacts qu’a eu la hausse de 0,75 $ de l’heure, l’an dernier, créant une forte pression sur les entreprises.

« Par comparaison avec le salaire de 2017, qui était à 11,25 $ de l’heure, le nouveau taux horaire minimal à 12,50 $ constitue un bond de 11,11 % sur deux ans et vient de dépasser l’objectif de 50 % du salaire moyen, un an plus tôt que prévu », commente Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

« Les entreprises de la région sont en faveur d’offrir une rémunération compétitive représentant les normes de leur secteur, mais il faut éviter une hausse rapide du salaire minimum, car cela crée des pressions sur les entreprises, particulièrement dans les secteurs à forte concurrence étrangère », ajoute Pierjean Savard, président de la CCIVS.

Pour plusieurs entreprises de Vaudreuil-Soulanges, la combinaison de la bonification des normes du travail et du régime des rentes du Québec a déjà réduit la marge de manœuvre financière, comme l’a souligné maintes fois la FCCQ. 

« Dans certains secteurs de l’économie québécoise, la marge de profit est de quelques points de pourcentage. Les entreprises ne doivent pas subir de pression salariale supplémentaire, cela pourrait mettre en péril leur compétitivité et leur viabilité », poursuit Pierjean Savard.

Le salaire minimum n’est pas la solution à la pauvreté

Pour la CCIVS, il est important de considérer l’ensemble des moyens à la disposition des gouvernements pour améliorer la condition de vie des travailleurs au salaire minimum, car les effets d’une hausse salariale ne sont pas les mêmes pour un adulte-chef de famille monoparentale, un étudiant et un travailleur expérimenté qui veut arrondir ses fins de mois. 

Selon Pierjean Savard, un salaire minimum trop élevé pourrait devenir un obstacle à la persévérance scolaire. « À l’inverse, le contexte fiscal actuel pénaliserait encore davantage un travailleur expérimenté, qui ne verrait plus d’un bon œil de rester actif dans le marché du travail », poursuit-il.

La CCIVS encourage ainsi le gouvernement à maintenir une révision annuelle du salaire minimum qui garde celui-ci autour de 50 % du salaire moyen québécois. « L’objectif de rejoindre la moitié du salaire moyen étant atteint, nous souhaitons un engagement du gouvernement à rester sur cette cible et non à la dépasser, afin que les entreprises puissent prévoir les hausses annuelles du salaire minimum et ainsi pouvoir en atténuer les impacts », conclut Pierjean Savard.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 16h15

Moins d'un mois avant l'ouverture du Liquidation Marie de Vaudreuil-Dorion

Les amateurs d’aubaines en ont plus pour très longtemps à attendre l’ouverture de la succursale de Liquidation Marie à Vaudreuil-Dorion. C’est en effet le jeudi 6 août prochain que toute l’équipe du magasin à petits prix accueillera les premiers clients.  La nouvelle a été confirmée dans les derniers jours sur les réseaux sociaux. La succursale ...

Publié hier à 13h00

Congé de TVQ sur certains produits en épicerie dès le 15 juillet

C’est ce mercredi 15 juillet qu’entre en vigueur la fin de la taxe de vente (TVQ) sur certains produits vendus en épicerie, tel que promis par la première ministre Christine Fréchette, en mai dernier.  Voici les produits visés par cette nouvelle mesure du gouvernement provincial;  - Papier de toilette et mouchoirs en papier; - Salades de ...

Publié le 11 juillet 2026

L’AMP appelle à une plus grande ouverture à la concurrence

Une vigie de l’Autorité des marchés publics (AMP) révèle que les contrats publics liés à l’acquisition de modules de jeu et de parcours ludiques, telles les pistes à rouleaux (pumtracks) et les aires de planche à roulettes, sont accordés à un groupe restreint d’entreprises. En effet, malgré la présence dans le marché d’une vingtaine de ...

app-store-badge google-play-badge