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Un emploi en sol québécois : un plus pour les entreprises de Vaudreuil-Soulanges

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26 octobre 2018
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Jessica Brisson
Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

Huit régions du Québec, dont Vaudreuil-Soulanges, bénéficieront du programme Un emploi en sol québécois de la Fédération des chambres du commerce du Québec (FCCQ). Devans les conclusions positives de la première phase, l'appui financier du gouvernement au montant de 3 M$ au total a été confirmé pour les trois prochaines années. 

« Un emploi en sol québécois permet à la FCCQ et à son réseau de chambres de commerce de soutenir les entreprises qui vivent des défis de main-d’œuvre et de contribuer à ce que les nouveaux arrivants puissent trouver un emploi qui corresponde à leurs compétences et leurs aspirations », a expliqué Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ, au cours d’un point de presse dans le cadre du lancement du salon Événement Carrières, au cours duquel l’équipe d’Un emploi en sol québécois accueillera les personnes immigrantes en recherche d’emploi.

Le programme a été initié par la FCCQ pour répondre aux défis importants de chômage chez les personnes immigrantes et la pénurie de travailleurs dans les entreprises des régions. La FCCQ organise le déplacement des candidats afin qu’ils participent à des entrevues, soient informés sur la région et visitent les environs, de façon à promouvoir la vie dans la région visitée, le tout en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie de Vaudreuil-Soulanges (CCIVS).

« Pour maintenir leur performance et poursuivre leur croissance, nos entreprises ont un important besoin de main-d’œuvre et la pénurie est marquée dans la région », précise Nadine Lachance, directrice générale de la chambre de commerce et d’industrie de Vaudreuil-Soulanges(CCIVS). 

« Quand on sait que 80 % des personnes immigrantes s’installent à Montréal alors que 55 % des emplois disponibles au Québec sont à l’extérieur de la métropole on constate qu’il y a là un intérêt pour tout le monde à créer un accès direct entre cette main-d’œuvre qualifiée et des employeurs qui cherchent à embaucher. »

Des résultats qui changent des vies

Le projet-pilote a permis de recenser 438 personnes immigrantes intéressées, dont 205 à qui l’on a proposé 4 125 emplois dans cinq régions où le taux de chômage est très bas, donc en pénurie de main-d’œuvre. Chaque participant pouvant rencontrer plus d’un employeur, 889 entrevues ont été générées et ont mené à 77 offres d’emploi. Au terme de la phase pilote, 34 personnes avaient accepté un emploi dans une des cinq régions et s’y sont installées avec leur famille.

« Plusieurs entreprises ont déjà manifesté leur intérêt à participer au projet qui sera dans la région de Vaudreuil-Soulanges, au printemps prochain. Nous nous préparons avec hâte à accueillir tous ces employés potentiels et à leur montrer qu’il fait bon vivre chez nous », déclare Nadine Lachance. Pour les candidats issus de l’immigration et les employeurs de la première phase, leur participation aura été un succès : « Le programme m’a permis de rencontrer des employeurs dans une région prête à m’accueillir et j’ai ainsi élargi mes horizons », raconte Raquel Merino-Caravedo, qui a trouvé un emploi de conseillère en régionalisation à SOIT, à Québec. 

De son côté, Simon Bertrand, directeur des ressources humaines à Meglab, a embauché Daniel Hage, un ingénieur électrique, à la suite d’une visite d’un groupe de candidat en Abitibi-Témiscamingue : « Sa conjointe est aussi venue travailler à Val-d’Or, comme architecte, nous sommes très fiers de cela. »

« L’idée que des gens choisissent notre région et décident de s’y établir est évidemment une bonne nouvelle. Nous travaillons donc ensemble, avec les entreprises et les différents services, à créer un environnement invitant et accueillant pour que ces visiteurs s’y sentent chez eux », souligne pour sa part Pierjean Savard, président de la CCIVS.

« Voir que trente familles qui adoptent une nouvelle communauté et qui contribuent concrètement au développement économique de nos régions est une grande source de satisfaction pour nous, laissant entrevoir d’autres belles histoires au cours des trois prochaines années », souligne Stéphane Forget, rappelant qu’il ne faut pas perdre de vue que les personnes immigrantes ont déjà tout quitté pour s’établir à Montréal et qu’elles doivent se déraciner une seconde fois en acceptant un poste en région. 

Pour cette raison, la FCCQ demande depuis quelques années que soit élaborée une plateforme facilitant l’accès des employeurs à la déclaration d’intérêt des candidats à l’immigration, avant leur entrée au pays.

« En mettant les employeurs en lien avec les travailleurs candidats à l’immigration en amont de leur arrivée, on favorisera un maillage qui permettra à ces derniers d’entrer au pays avec un emploi en main, de s’installer aussitôt dans leur région d’accueil et de commencer rapidement, grâce au travail, leur processus d’intégration et, si besoin est, leur apprentissage du français. Une formule gagnante pour tous », ont conclu Stéphane Forget et Pierjean Savard.

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