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7 février 2020 - 07:00

Ma première expérience de pêche blanche

Mes derniers souvenirs de pêche remontaient à mon enfance, sur un lac en Haute-Mauricie, avec mes parents. Je devais avoir 7 ou 8 ans. Mais la pêche blanche, non, je n’avais jamais essayé.

Je me suis enfin décidée! J’estime que tout Québécois devrait, au moins une fois dans sa vie, faire l’expérience de cette pratique que nous ont léguée les Amérindiens. Alors j’ai invité les enfants, conjoints et amis, et me suis improvisée organisatrice en chef.

Mais quand on n’y connaît rien, vaut mieux se préparer. Car la pêche blanche est une activité réglementée. Voici quelques conseils que je destine aux novices qui aimeraient, eux aussi, tenter l’aventure.

1- Choisir le bon endroit

Tout d’abord, il faut trouver un centre de pêche reconnu.

J’ai choisi le Centre de pêche Ronald Lauzon & Fils. Forts de leurs 30 ans d’expérience, ils m’inspirent confiance. Leurs forfaits incluent tout le nécessaire : la cabane, le bois de chauffage, les cannes à pêche, les appâts, la cuillère à glace... et même les trous, frais faits devant vous! (Mais je tiens à vous avertir : ils ne fournissent pas les poissons.)

2- Comprendre le jargon

Ici, les cannes à pêche sont des brimbales ou des jigger (dandinettes, en bon français). La brimbale est une canne qui repose sur un piquet d’où elle bascule lorsqu’un poisson mord, alors que le jigger est une canne que l’on tient dans ses mains et qu’on agite doucement pour donner du mouvement à l’appât et leurrer davantage le poisson.

3- Connaître la réglementation

On doit se procurer un permis de pêche à l’avance. Pour s’initier, un permis de 3 jours au coût modique de 13.04 $ fera l’affaire. Les permis sont disponibles dans les points de vente répertoriés ici : vente de permis.

Aussi, il faut savoir que le nombre de prises et la taille des prises, pour certaines espèces, sont réglementés selon la zone. Au Centre de pêche Ronald Lauzon & Fils, nous sommes dans la zone 8. Voici la réglementation qui s’applique pour nous : réglementation-zone8 .

4- Préparer une ambiance de fête

Première chose : il faut prévoir de petits boires réconfortants. J’avais donc préparé deux types de breuvages chauds. D’abord, un toddy, qui est considéré comme traditionnel, et un vin aux épices. Mes invités étaient tous d’accord, ils ont préféré le vin. Je vous refile la recette ici : vin-chaud-épicé. Même ceux qui n’aiment pas le vin rouge ont adoré!

Par ailleurs, juste au cas où la chance serait de votre bord, je vous conseille d’apporter un couteau bien affûté, une planche à découper et une glacière. Dans le cas contraire, vous serez content d’avoir prévu des jeux. Nous avions apporté un jeu de Yum. C’est un jeu dont les règles sont simples, il se traîne facilement et se joue sans même avoir besoin de table.

Et voilà, j’étais fin prête et le jour est arrivé! Une journée de pur bonheur, de moments tout simples.

Se retrouver tous ensemble, sentir le bon feu de bois dans notre cabane, prendre le temps d’échanger les dernières nouvelles, et puis sortir taquiner le poisson. Se retrouver sur la glace, dans le silence hivernal, fouetté par le vent, la tête penchée vers un trou. Puis rentrer se réchauffer le temps d’une partie de Yum. Retourner sur la glace « taquiner le poisson ».

S’imaginer qu’il rit, le poisson, et qu’il aime ça, se faire taquiner. Et puis se dire, après plusieurs heures… qu’il rit de nous, sapristi! Car il n’a jamais mordu.

Contre mauvaise fortune, bon cœur. Je relis à tous mes invités l’avertissement imprimé en grosses lettres blanches sur fond noir, dans la magnifique brochure de Forêts, Faune et Parcs Québec, disponible à l’accueil du Centre : « Rappelez-vous que les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas. Une mauvaise journée de pêche peut être suivie par une excellente, et ce, sur le même site et avec les mêmes leurres… » D’accord. On se reprendra.

Par Colette Lebel

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