Sentence en septembre
Un Campivallensien coupable de crimes sexuels ira derrière les barreaux prochainement
Un citoyen de Salaberry-de-Valleyfield, âgé dans la trentaine a été reconnu coupable récemment de deux chefs d’accusation de nature sexuelle. L’homme est accusé d’incitation à des contacts sexuels et de contacts sexuels sur une personne mineure.
Au moment des faits, en 2013, sa victime avait 13 ans. L’accusé a été reconnu non coupable d’une troisième accusation de nature sexuelle qui pesait contre lui. Cette décision découle du fait que la victime a eu quelques hésitations lors de son témoignage devant le juge Bertrand St-Arnaud de la Cour du Québec.
Une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler l’identité de la victime, mineure au moment des faits. Toutefois, il a été permis d’apprendre que l’accusé a commis les faits qui lui sont reprochés alors qu’il demeurait sous le même toit que cette dernière en 2013.
Toutefois, ce n’est qu’en 2017 que la victime s’est confiée à une personne de confiance. Quelques semaines avant cet aveu, elle a eu des idées noires, ce qui a laissé craindre le pire à ses proches.
Cinq ans de procédure
Bien que la victime ait dénoncé son agresseur quatre ans après les faits, le dossier est toujours devant la cour. Au fil du temps, plusieurs retards, causés par l’accusé ont reporté le prononcé de la sentence.
Jusqu’à tout récemment, celle-ci devait être prononcée le 16 mai. Toutefois, comme l’accusé à entamé une thérapie, elle avait été reportée au 17 juillet au Palais de justice de Valleyfield.
Ce n’est qu’à cette date que l’accusé a reconnu les faits. Cependant, le juge a souligné le peu d’implication de l’accusé dans la thérapie entreprise. L’homme a raté deux séances, car il devait se rendre à l’hôpital. Selon les informations de Néomédia Valleyfield, il a demandé a être incarcéré à la prison provinciale de Percé, reconnue pour le traitement des auteurs de crimes sexuels au Québec.
Dans ce dossier, la poursuite et la défense ont des divergences d’opinions quant à la peine à imposer. Toutefois, il est certain que l’accusé ira derrière les barreaux. Il saura pour combien de temps, le mercredi 5 septembre prochain en matinée, dans la salle 8 du Palais de justice de Valleyfield.
La famille de la victime à bout de souffle espère que le dossier sera bientôt chose du passé. « Tant que ce ne sera pas le cas, la victime ne pourra pas passer à autre chose. Après une descente aux enfers, elle remonte la pente tranquillement. Quelque chose s’est brisé en elle, mais avec de l’aide, elle est en train de le réparer », précise une personne près de la victime.
Au Québec, une personne coupable d’incitations à des contacts sexuels risque une peine d’emprisonnement minimale de 1 an et maximale de 10 ans. Pour des accusations de contacts sexuels, la peine minimale est de 1 an et la peine maximale est de 14 ans.
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