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Claude Haineault répond à Bruno Tremblay

« La différence entre planifier et rêver…c’est que si on planifie et qu’on travaille, on peut réaliser nos projets »

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27 juin 2018
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Piqué au vif. Voilà comment s’est senti Claude Haineault, l’ancien maire de Beauharnois à la lecture des reproches de son successeur Bruno Tremblay. Rappelons que celui-ci a adressé de nombreuses reproches à son prédécesseur et son administration lors de la plus récente réunion du conseil municipal.

Absent de la région pendant trois semaines, Néomédia Valleyfield a contacté l’ex-politicien pour connaître sa version des faits.

« J’ai été très étonné de lire les commentaires très négatifs suite à l’adoption des états financiers 2017 de la Ville de Beauharnois, le 5 juin dernier. On comprend, des commentaires émis par le maire que mon administration ne gérait pas ses finances, croyait au père Noël et fabulait en prévoyant des baisses de taxes. Selon lui, nous avons surévalué les reventes possibles de terrain et les revenus qui en découlent », explique d’entrée de jeu Claude Haineault, en poste de 2009 à 2017.

Il rappelle dans un premier temps avoir pris la Ville, en 2009, avec un surplus cumulé de 427 007 $. Au 31 décembre 2017, à son départ, le même surplus était de 9 600 460$. À cela, il faut ajouter un fonds de développement économique libre de 1,1 M$ pour un total de 10 700 000$.

Plusieurs projets réalisés

Il dresse la liste de quelques projets menés à terme sous sa gouverne:

-  Acquisition de 15 millions de pieds carrés de terrain d’Hydro-Québec pour y aménager un parc industriel;

- Investissement de 23,5 M$ en infrastructures d’eau, d’égout, de voirie, d’électricité et de gaz naturel;

- Récupération des installations RTA au moment de la fermeture des salles de cuves et installation sur place de 10 entreprises, dont le leader OVH;

- Acquisition des terrains du MTQ pour aménager le développement commercial du groupe Harden (50 M$ investissement complété);

- Rénovation du centre communautaire, en y aménageant une bibliothèque, une climatisation et en le rénovant;

- Création d’un fonds de développement économique de 2 M$ et d’un fonds de roulement de 2 M$.

«  Qu’est-ce que l’administration actuelle veut faire plutôt que de chialer sur mon administration? Quels sont ses plans, sa vision pour l’avenir de Beauharnois? Ce serait le fun de le savoir plutôt que tout pelleter dans ma cour. C’est facile de blâmer son prédécesseur, mais ça l’est moins de se retrousser les manches et de travailler », ajoute M. Haineault.

6 millions de pieds carrés disponibles

M. Haineault mentionne laisser un parc industriel avec près de 6 millions de pieds carrés toujours disponibles à la vente. Selon lui, la valeur marchande de ce secteur est évaluée à plus 25 M$.

À cela, soutient-il, « on greffe l’entente signée avec Gaz Métro qui prévoit le remboursement à la Ville des coûts des installations de gaz une fois que des entreprises seront connectées. Ikea, a lui seul, générera le remboursement presque complet des 4 M$ investis au départ. Cela laisse donc une possibilité de 40 M$ à entrer dans les coffres de la Ville d’ici 4 ans, de quoi largement rembourser le règlement d’emprunt de 31 M$ du parc industriel lors de son échéance en 2023 », confie-t-il.

À ces revenus de terrain, M. Haineault affirme qu’il faut ajouter les revenus de taxes foncières de la construction d’immeubles en cours. À lui seul, Espace 30 va générer 55M$ d’investissements d’ici quatre ans. IKEA a annoncé 200 M$ d’investissement, ce qui représente déjà 3 750 000$ par année en taxes foncières.

« Quant aux 6 millions de pieds carrés résiduels du parc industriel, si vous maintenez nos exigences de ventes (obligation de construire 20% de la superficie achetée), ils généreront jusqu’à 1,8 M$ en taxes par année. C’est donc plus de 5,5, M$ par année que mon administration déposera dans les coffres de la Ville et qui pourront être utilisé pour réduire le fardeau fiscal des contribuables. C’était notre modèle de gestion…quel est le vôtre, M. Tremblay », questionne-t-il.

Il ajoute en terminant qu’il croit fermement que la planification à long terme est la seule façon de faire pour une ville qui veut se développer. « À partir du 1er janvier 2018, les décisions vous appartiennent. C’est à vous d’assumer la responsabilité de vos choix. Cessez de jouer au politicailleux en nous rabaissant. Ce n’est pas en rabaissant les autres que vous deviendrez un sauveur en encaissant nos retombées. Après huit mois, peut-on savoir ce que vous apporterez à la Ville autre que l’augmentation des taxes? », conclut-il.

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