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Détermination, espoir et réalisation

La Traversée internationale du lac Saint-Jean: un rêve devenu réalité pour un citoyen de Vaudreuil-Dorion

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4 août 2021
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Jessica Brisson
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Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

Âgé de 43 ans, jamais Alexandre Harvey, un résident de Vaudreuil-Dorion, n’aurait pensé pouvoir réaliser son rêve d’enfance: participer à la Traversée internationale du lac Saint-Jean. Pourtant, le 31 juillet, le père de famille plongeait dans les eaux froides du lac pour prendre part à la compétition.

Natif d’Alma au Lac-Saint-Jean, Alexandre Harvey a nagé dans le lac dès l’âge de 8 ans, et ce, jusqu’à ses 18 ans, quand les études l’ont amené à déménager à Montréal. Ceci dit, le nageur amateur n’a jamais cessé de pratiquer son sport.

En raison des mesures sanitaires, l’organisation de la 67e édition de la Traversée du lac Saint-Jean a dû s’adapter. En effet, si normalement la compétition accueille 25 nageurs internationaux, cette année, seulement dix nageurs canadiens étaient autorisés à participer au marathon nautique de 32 kilomètres.

« Ç’a été une bonne chose pour moi parce que ça m’a permis d’être sélectionné. En temps normal, je n’aurai pas eu la vitesse nécessaire pour être dans la compétition », souligne Alexandre Harvey, en entrevue avec Néomédia.

Sur les dix places disponibles, sept candidats se sont inscrits à la course. Au final, trois participants se sont lancés à l’eau.

Une victoire en soi

Bien qu’il n’ait pas été en mesure de terminer la course, pour Alexandre Harvey, le simple fait d’avoir été sélectionné est une victoire en soi. « Participer à la Traversée était un rêve que j’avais depuis que je suis tout petit. Sur ma wishlist, c’était au top de la liste. Je viens vraiment de réaliser un rêve d’enfance » se réjouit-il.

Le nageur qui se trouvait à être le doyen de la compétition a malheureusement dû abandonner au 14e kilomètre, soit après trois heures et 20 minutes de nage.

« Les conditions étaient vraiment difficiles. Il y avait des vagues de trois à quatre mètres. Un moment donné, mon corps m’a lâché et j’ai dû me rendre à l’évidence que je devais m’arrêter », souligne Alexandre Harvey. Ceci dit, le résident de Vaudreuil-Dorion s’estime chanceux d’avoir vécu l’expérience. « Vraiment, pour moi, juste le fait d’avoir été sélectionné c’est ma victoire », ajoute-t-il avec fierté.

Plus d’un an de préparation

Celui qui a commencé à nager en eau libre très jeune s’est entraîné pendant plus d’un an et demi pour réaliser son rêve. « J’avais déjà en tête de faire la traversée par moi-même, sans entrer dans la compétition alors, j’avais entrepris un entraînement plus poussé pour le faire. J’ai commencé par faire une quinzaine de kilomètres de nage par semaine et au fil des semaines on augmentait l’intensité pour finalement arriver à faire plus de 45 kilomètres par semaine. Tout cela, six jours par semaine », poursuit le nageur.

Ses plans d’eau de prédilection? Le lac des Deux-Montagnes, le canal de Soulanges et la Plage de Saint-Zotique.

À ces séances d’entraînement, le père de famille ajoutait des séances de musculation le soir. « À 43 ans, père de trois enfants, et avec un emploi à temps plein, c’est certain que je n’avais pas la chance de m’entraîner autant que les plus jeunes. Mais je me levais très tôt le matin, avant que tout le monde soit debout et j’allais nager. Les fins de semaine étaient aussi consacrées à l’entraînement ».

Pour y arriver, Alexandre Harvey a pu compter sur le support de plusieurs personnes de son entourage. Outre sa femme et ses enfants, il avait à ses côtés un vieil ami qui est aussi entraîneur professionnel de natation. « Pour réaliser un tel projet, il faut avoir le support de sa famille c’est certain. Je n’aurais pas été capable de le faire sans eux. D’ailleurs, si mon coach et ami n’avait pas embarqué dans le projet, je ne le faisais pas ».

Promouvoir la nage en eau libre

« J’espère vraiment qu’en partageant mon histoire, promouvoir la nage en eau libre dans la région. Nous avons les infrastructures pour pratiquer ce sport. Ce sont les programmes qui manquent. La région a un énorme potentiel avec ses nombreux plans d'eau et ça pourrait permettre à des athlètes d'ici de se démarquer à travers le monde et peut-être faire connaître plus la région », déplore Alexandre Harvey.

Finalement, outre de promouvoir son sport, le résident de Vaudreuil-Dorion espère en inspirer plus d’un à aller à la poursuite de leurs rêves. « À 43 ans, jamais je n’aurais pensé me qualifier pour la compétition. Mais, quand on croit en ses rêves et qu’on y met les efforts nécessaires, tout est possible », conclut-il.

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