Monde municipal
Le président de l'UMQ de passage dans la région
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Guillaume Tremblay est maire de Mascouche et nouveau président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). En début de mandat, les présidents de l'UMQ ont l'habitude de faire la tournée des région. Guillaume Tremblay a respecté cette tradition. Il était à Salaberry-de-Valleyfield le vendredi 27 mars.
L'élu a profité de son passage pour rencontré une quarantaine d'élus municipaux de la Montérégie-Ouest. « C'est un peu la cerise du mon sundae. Après ce secteur, il me reste plus qu'à rencontrer les élus de l'île de Montréal », lance le sympathique maire de Mascouche.
Cette tournée du président de l'UMQ est une occasion pour le principal intéressé de s'enquérir des réalités locales afin de porter au mieux les préoccupations et les enjeux des villes aux instances supérieures.
Guillaume Tremblay fait un survol rapide des sujets soulevés avec les élus de la Montérégie-Ouest: « Comme un partout au Québec, on m'a parlé de fiscalité. Le gouvernement donne toujours plus de responsabilités aux municipalités mais pas plus de moyens financiers. À ce rythme, nous allons dans le mur. On m'a aussi parlé de développement économique avec l'impact des modifications de l'acceuil des travailleurs étranger. Les entreprises ont besoin de stabilité et de prévisibilité. Ce n'est pas ce qu'elles entendent récemment. »
Ses collègues élus ont aussi soulevé la pénurie de logement abordable et les problèmes de mobilité un peu partout sur le territoire.
Mascouche étant une ville membre de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) comme beaucoup d'autres de la Montérégie-Ouest, les enjeux partagés n'étaient pas à même de surprendre Guillaume Tremblay. « Ma ville a aussi connu une explosion démographique dans les dernières décennies. Les profils se ressemblent », résume-t-il.
Un coût inacceptable
À titre de maire de la ville hôte de la réception du président de l'UMQ, Miguel Lemieux a pu échangé un peu avec son homologue.
Il en a profité pour marteler son opposition à une décision gouvernementale. En effet, depuis quelques années, les municipalités doivent acheter les terrains choisis par le ministère de l'Éducation (MEQ) pour la construction des nouvelles écoles. Elles doivent ensuite céder gratuitement le terrain au MEQ. « C'est inadmissible. L'éducation est une compétence de base du gouvernement provincial. Je ne vois pas pourquoi les municipalités qui font déjà beaucoup avec peu doivent assumer cette dépense. C'est ultimement une pénalité qu'on impose aux municipalités qui se développent puisque ce sont elles qui sont particulièrement touchées par les besoins de nouvelles écoles », s'insurge Miguel Lemieux, qui est aussi préfet de la MRC Beauharnois-Salaberry.
Il donne l'exemple du cas de Salaberry-de-Valleyfield qui devra accueillir, potentiellement, une nouvelle école secondaire et deux écoles primaires. « On parle d'une dépense dans les huit chiffres qui devrait être assumée par les payeurs de taxes municipales, détaille le maire. Je veux que cette question devienne un des chevaux de bataille de l'UMQ. »
Il espère que tous les partis provinciaux prendront position sur cette question lors des prochaines élections.
