Marche des femmes
Chêne-Bleu: mobilisation jeunesse pour les droits des femmes
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
L'école secondaire du Chêne-Bleu tenait le jeudi 12 mars sa première Marche des femmes. Avec l'intention de mobiliser les plus jeunes pour la promotion des droits des femmes, une invitation a été lancée au Centre de femmes La Moisson. Il s'agit, pour les organisatrices, de faire barrière à un discours masculiniste montant.
C'est effectivement dans ce contexte que Marie-Belle Ouellet, animatrice de développement personnel et d'engagement communautaire à l'école, a voulu créer une première occasion de rassembler les élèves aux représentante de l'organisme communautaire.
« On a fait un exercice où on demandait aux jeunes filles de commenter ce qu'elles entendent au quotidien. Beaucoup d'entre elles ont signalé entendre ou recevoir des commentaires misogynes », se désole Marie-Belle Ouellet.
Selon elle, cette réalité est issue d'un nouveau courant qui cible particulièrement les garçons. « On voit sur internet des influenceurs bien en vue qui font l'éloge d'un passé qui n'a pas réellement existé avec une séparation des genres bien définie », poursuit-elle. « Je pense que c'est important de faire réaliser aux jeunes filles mais aussi aux garçons que les droits des femmes d'aujourd'hui sont le fruit de plusieurs combats et qu'on ne doit pas simplement les abandonner. »
Karine Giguère, directrice générale du Centre de femmes La Moisson, n'a pas hésité longtemps avant de confirmer sa participation à l'initiative de l'école. En effet, des membres du conseil d'administration et des intervenantes de l'organisme se sont aller à la rencontre des élèves. Ces rencontres ont permis des discussions sur les enjeux liés aux droits des femmes. Les représentantes communautaires ont confectionné des affiches avec les élèves en vue de la marche.
« Il y a un discours masculiniste en montée partout dans le monde. Les jeunes sont exposés à ça. C'est pourquoi il est important pour nous d'avoir ce genre de rencontre avec des jeunes », lance Karine Giguère.
Les différentes intervenantes ont manifesté le souhait que cette activité deviennent récurrente. Mentionnons que la marche a dû se dérouler à l'intérieur en raison du verglas.
