Journée internationale des droits des femmes
Portrait de femme: Jessica McKenzie, 36 ans, directrice générale
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, Néomédia a rencontré des femmes marquantes de la communauté. Jessica McKenzie est directrice générale de la municipalité de Très-Saint-Rédempteur. Elle assume son rôle avec aisance en se donnant le droit de diriger conformément à qui elle est.
« Les directeurs généraux dans les petites municipalités doivent occuper plusieurs rôles au sein de l’administration. Nous n’avons pas un gros appareil municipal comme les plus grosses villes », explique la jeune gestionnaire. Selon elle, cette situation crée une proximité entre les employés, les groupes communautaires et les citoyens dans une municipalité comme Très-Saint-Rédempteur.
« Je ne vois pas mon équipe dans une vision hiérarchique. Nous sommes tous des collègues qui s’appuient pour s’assurer d’offrir le meilleur service possible », remarque Jessica McKenzie.
Cette philosophie dépasse la simple division des tâches. En effet, pour elle, pas question d’imposer aux autres fonctionnaires ce qu’elle ne ferait pas pour elle.
« Je sais que c’est rare dans les hautes directions des municipalités au Québec, mais c’est très rare que je travaille plus de 35 heures par semaine. Je m’organise pour être en mesure d’accomplir mes tâches à l’intérieur de cette période. Je veux que mon équipe suive un horaire similaire », souligne la mère de deux jeunes enfants qui comprend la réalité de ses collègues avec le partage du travail et de la vie personnel. Le défi est de taille considérant tous les mandats « hors description de tâches » qui incombent à la direction générale d’une petite municipalité. Parfois, explique Jessica McKenzie, elle se transforme en experte en électricité quand un problème survient dans un bâtiment, à une autre occasion, elle met son chapeau d’experte de la législation municipale.
Un défi de taille qu’elle affronte à sa manière.
Une gestion personnelle
Le contexte de la Journée internationale des droits des femmes guide la fameuse question: existe-t-il une manière « féminine » d’être une gestionnaire?
Pour Jessica McKenzie, il n’y a aucun doute et elle embrasse cette particularité au quotidien. « Peut-être les femmes peuvent-elles se permettre de montrer plus de sensibilité et d’empathie dans leur rôle? Je crois qu’on doit l’accueillir. Faire le contraire, « agir en homme », n’est pas une garantie d’être un bon gestionnaire », philosophe la directrice de 36 ans.
Au quotidien, cette philosophie de gestion la place moins au-devant de la scène. Elle permet à l’équipe, selon la principale intéressée, de se mobiliser et de mettre de l’avant ses forces.
« Je pense qu’une gestionnaire ne doit pas avoir peur de poser des questions. Ça ne doit pas être perçu comme un signe de faiblesse », argue Jessica McKenzie.
Des défis nombreux
Si elle a confiance dans ses habiletés, la gestionnaire se montre emballée par ses défis au quotidien. Elle poursuit: « La particularité du monde municipal c’est que les choses changent beaucoup, et vite! Par exemple, les lois et les règlements sont revus fréquemment. Je dois être alerte, apprendre et me former. »
Notons qu’elle forme un duo féminin avec la mairesse Julie Lemieux. Jessica McKenzie n’hésite pas à signaler les forces de l’élue. « Elle comprend les dossiers municipaux mais aussi chacun de nos rôles, explique la plus haute fonctionnaire de Très-Saint-Rédempteur.. En même temps, elle a confiance en moi. Nous avons une belle collaboration. »
