Programme de l’expérience québécoise : on garde espoir
Un entrepreneur d’ici revient sur la fin du PEQ
La fin précipitée du programme de l’expérience québécoise (PEQ) a eu l’effet d’une véritable bombe au sein de certaines entreprises de la région. Même si les deux candidats à la chefferie de la CAQ promettent maintenant un droit acquis pour les personnes établies ici, des travailleurs étrangers ont déjà dû quitter le pays.
« Ça a fait mal, ça concerne 48 de mes 350 employés », indique Jean-François Blanchard, qui est gestionnaire du CHSLD Manoir Harwood à Vaudreuil. Il estime que sans ces gens dévoués et bien intégrés à la société, l’offre de service dans la région de Vaudreuil-Soulanges se retrouve affectée.
Néomédia en a fait état dans de nombreux articles sur le sujet, mais le manque de prévisibilité et l’incertitude créée par toute la situation entourant le retrait du PEQ sont vivement critiqués par M. Blanchard. Selon lui, le gouvernement met des bâtons dans les roues des entreprises comme la sienne en agissant sans avertissement.
« Tout ça a contribué à nuire à l’offre de service et au système de soins partout dans la province », a déclaré M. Blanchard. L’homme déplore que Québec ait fait volte-face sur sa politique migratoire.
« Pourquoi déracine-t-on ces gens qui ont parfois tout laissé derrière ? « On les a fait venir ici parce qu’on a besoin d’eux », se demande l’entrepreneur, soulignant par le fait même leur contribution à l'économie régionale. Il juge que l’apport des travailleurs étrangers est essentiel pour lui et il ose espérer que les décideurs comprendront.
L’implication de la politique fédérale : importante
Une fois que la prochaine administration provinciale aura établi les bases de ses nouvelles politiques en immigration, Jean-François Blanchard s’attend à recevoir de l’aide de Peter Schiefke, le député libéral en poste dans la circonscription de Vaudreuil. « La minute qu’on va recevoir les directives du gouvernement du Québec, je m’attends à ce que M. Schiefke se positionne avec nous », manifeste le propriétaire du Manoir Harwood.
Pour améliorer l’accessibilité notamment aux soins, mais aussi à toutes sortes de services dans Vaudreuil-Soulanges, les acteurs importants du milieu politique et des affaires devront collaborer afin de faire fleurir la région. « Faut se tenir ensemble [...] « On veut une région forte qui crée de la richesse en services de proximité », a finalement plaidé M. Blanchard.

