Bilan de CAA-Québec
Prix de l'essence: Montréal, la plus taxée
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
CAA-Québec présente son bilan et conclut que l’année 2025 a été marquée par une baisse généralisée des prix affichés à la pompe. Plusieurs incohérences régionales persistent et soulèvent des questions quant à la logique de fixation des prix et à la marge prélevée au détail, selon les experts de CAA-Québec.
Ces derniers constatent, d'entrée de jeu, que les automobilistes de certaines régions ont toutefois payé trop cher.
Notons que le prix moyen de l’essence au Québec a reculé de 5,8 % l’an dernier comparativement à 2024. Cette diminution s’explique en grande partie par la baisse des indicateurs pétroliers, notamment le coût du brut et celui de l’essence raffinée.
Malgré leur volume de ventes élevé, certaines grandes régions urbaines affichent des prix parmi les plus élevés au Québec. En excluant le Nord-du-Québec (169,4 ¢/L), les prix moyens les plus élevés en 2025 se retrouvent à Montréal (158,3 ¢/L) et à Laval (158,1 ¢/L). C’est pourtant dans ces deux régions ainsi qu’en Montérégie que les volumes de vente par station-service sont les plus importants au Québec. Selon CAA-Québec, ces variations constituent un phénomène difficile à évaluer.
La particularité de Montréal
En 2025, Montréal a repris son rang de ville où la part des taxes dans le prix moyen d’un litre d’essence ordinaire est la plus élevée au pays, avec 33,4 %. Aucune autre grande ville canadienne n’affiche un niveau de taxation aussi important, selon CAA-Québec. Cette remontée s’explique principalement par l’abolition, le 1ᵉʳ avril 2025, de la taxe fédérale sur le carbone dans les autres provinces.
Un mythe à ranger au placard
Le vieux mythe voulant que le prix affiché à la pompe augmente systématiquement à la veille d’un long congé ou des vacances de la construction reste bien ancré. Ce n’est pourtant pas ce que l’analyse de CAA-Québec révèle : sur 52 semaines, le prix de l’essence ordinaire a augmenté 12 fois le vendredi à Montréal. De plus, les spécialistes précisent qu'aucune de ces hausses du vendredi ne s’est accompagnée d’une marge au détail anormalement élevée par rapport aux jours précédents. De plus, aucune hausse du prix affiché n’a été relevée à la veille des vacances de la construction.
