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Taxe d’immatriculation de la CMM

Une résidente de l'Île-Perrot lance une pétition contre la CMM

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18 janvier 2026
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Maxim Ouellet
Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local

En 2025, Tamra Canty-Currie, une citoyenne de l'Île-Perrot, a lancé une pétition publique visant à recueillir assez de voix pour abolir ou du moins suspendre le pouvoir de la communauté métropolitaine de Montréal (CMM) d’imposer ou d’augmenter sa taxe, particulièrement pour les municipalités mal ou pas desservies par les services de transport.

« Cette question soulève d'importantes interrogations quant à l'équité territoriale, l'accessibilité financière et la responsabilité démocratique, car la CMM n'est pas élue directement, mais dispose du pouvoir d'imposer des taxes ciblées », s’inquiète Mme Canty-Currie.

L’augmentation continue de la « taxe de transport en commun » sur l’immatriculation des véhicules, imposée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), fait grimper le prix à payer pour plusieurs contribuables de la région qui ne reçoivent pourtant pas de service significatif en retour. 

« Pour plusieurs d’entre nous, la voiture n’est pas un luxe, mais une nécessité pour les déplacements, la garde d’enfants, les soins de santé et l’emploi », souligne Tamra Canty-Currie.

Elle met l’accent sur le fait que le coût total de l’immatriculation pour plusieurs usagers de la route résidant sur le territoire de la CMM a dépassé 400 $ cette année seulement. 

Depuis un bon moment déjà, de nombreux citoyens critiquent l’emprise qu’a la CMM sur eux malgré une offre limitée de transport en commun dans Vaudreuil-Soulanges et dans les autres régions de la couronne Sud et Nord. 

Comme Mme Canty-Currie, ils estiment qu’ils font face à un fardeau financier important : « J’ai été surpris de voir ma facture augmenter autant », explique Étienne, qui réside aux Cèdres. « Je n’ai pourtant pas l’impression de pouvoir facilement monter dans un autobus à partir d’ici pour me rendre à Montréal », ajoute l’étudiant.

Aider par les élues de la région

Au moment d'écrire ce texte, la première pétition publique rédigée par Tamra Canty-Currie rassemble 5 499 signatures vérifiées sur change.org. Ceci dit, la Perrotoise souhaite amener sa démarche plus loin et plus rapidement, notamment en proposant une nouvelle pétition à l’Assemblée nationale du Québec.

« Je travaille actuellement avec les députés provinciaux afin de soumettre une pétition officielle à l'Assemblée nationale pour demander au moins un gel permanent de toute augmentation future », martèle Mme Canty-Currie.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la Communauté métropolitaine de Montréal impose une taxe additionnelle sur l’immatriculation des véhicules afin de financer le transport collectif dans la région métropolitaine. Cette taxe a récemment été augmentée, notamment par la hausse de la contribution au transport collectif de 180 $ à 183,45 $ selon le document qui nous a été fourni par Mme Canty-Currie.

Rappelons que la taxe d'immatriculation de la CMM avait déjà augmenter par le passée passant de 59 $ en 2024 à 150 $ depuis le 1er janvier 2025 pour les véhicules de promenade. Le tout afin de financer le transport collectif.

Ainsi, elle et les signataires de sa pétition réclament que l’Assemblée nationale retire à la Communauté métropolitaine de Montréal le pouvoir d’imposer ou d’augmenter la taxe sur l’immatriculation des véhicules. Ils demandent également l’abolition de cette taxe pour les résidents des couronnes Nord et Sud qui ne bénéficient pas d’un service de transport collectif jugé adéquat. 

À défaut, ils souhaitent que son montant soit gelé de façon permanente, sans possibilité d’indexation ou d’augmentation future, et qu’aucune nouvelle surtaxe similaire ne puisse être créée. 

Enfin, ils appellent à une révision du modèle de financement du transport collectif afin d’en assurer une répartition plus équitable et proportionnelle aux services offerts.

« Je veux mettre de la pression parce que là c’est trop et la CMM m’a dit qu’elle ne pouvait rien faire parce qu’il tentait de régler un déficit », conclut Tamra Canty-Currie.

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