Des brise-glaces ont été appelés en renfort
Des navires commerciaux prisonniers des glaces
La navigation commerciale sur le lac Saint-François, près de St-Zotique et aux alentours, demeure fortement perturbée par des conditions de gel particulièrement difficiles en ce moment-ci de l'année. Bien qu’un certain déblocage ait été observé du côté des écluses de Beauharnois, plusieurs bateaux sont encore piégés par la glace.
Après plusieurs jours de retards causés par l’épaisseur de la glace et la complexité du trafic en sens inverse, le trafic ascendant a repris le lundi 5 janvier. Le pétrolier Algonova a ainsi été le premier à franchir les écluses en direction de Sarnia en Ontario. Il a été suivi des navires Wilf Seymour et Alouette Spirit, qui ont tous les deux Hamilton, toujours dans la province voisine, pour destination.
Malgré cette reprise, rien n’est complètement réglé pour autant puisque peu après leur passage à Beauharnois, le Wilf Seymour et l’Alouette Spirit se sont retrouvés de nouveau coincés dans une zone de glace épaisse à proximité du pont Saint-Louis.

Photo : captain C. B. Seymour
L’intervention du brise-glace de la Garde côtière canadienne des Groseilliers a été nécessaire afin de dégager une voie navigable et de permettre aux bateaux de reprendre leur course.
Les opérations de déglaçage se poursuivent également ailleurs sur la voie maritime, notamment à Wilson Hill, où le remorqueur Seaway Guardian tente de libérer des navires immobilisés. La Garde côtière canadienne a également déployé des hélicoptères afin de faire état de la situation vue du ciel.
Selon les cartes d'observation des glaces du secteur de Beauharnois, une bonne partie du canal de Beauharnois, au sud de Salaberry-de-Valleyfield, est trop glacée pour permettre une circulation fluide des bateaux-cargos. Idem au nord, dans l’emprise du lac Saint-François et à l'est sur le lac Saint-Louis. Dans une bonne partie des eaux de la région, seule une mince ligne d’eau demeure navigable, mais non sans difficultés.

